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La Gardienne Aegwynn devint puissante au fil des ans et utilisa les énergies de Tirisfal pour grandement accroître sa vie. Croyant naïvement avoir battu Sargeras, elle continua à monter la garde contre les serviteurs du roi démon pendant neuf cents ans. Finalement, le Conseil de Tirisfal décréta que son service touchait à sa fin.

Le Conseil ordonna à Aegwynn de retourner à Dalaran pour qu’ils puissent choisir un successeur à qui conférer les pouvoirs du gardien. Mais Aegwynn, qui n’avait jamais eu confiance dans le Conseil, décida de choisir elle-même son successeur.

La fière Aegwynn envisagea de donner naissance à un fils à qui elle donnerait son pouvoir. Elle n’avait pas l’intention de permettre à l’Ordre de Tirisfal de manipuler ses successeurs comme il avait tenté de la manipuler. Elle se rendit dans le sud d’Azeroth, et trouva l’homme parfait pour engendrer son fils : un magicien humain expérimenté nommé Nielas Aran.

Aran était le conjurateur de la cour et le conseiller du roi d’Azeroth. Aegwynn séduisit le magicien et conçut un fils. Les affinités naturelles de Nielas avec la magie couraient dans les veines de l’enfant à naître et allaient définir la voie que prendrait plus tard le garçon. Le pouvoir de Tirisfal fut également implanté dans l’enfant, mais il ne devait pas s’éveiller avant que l’adolescent n’atteigne la maturité physique.

Le temps passa et Aegwynn donna naissance à son fils dans un bosquet retiré. Elle nomma l’enfant Medivh, ce qui signifie « Gardien des secrets » dans la langue des hauts-elfes. Aegwynn pensait qu’en mûrissant le garçon deviendrait le Gardien suivant. Mais l’esprit malin de Sargeras, qui se cachait en elle, s’était emparé dans son sein de l’enfant sans défense. Aegwynn n’imaginait pas que le nouveau Gardien du monde était déjà possédé par son principal ennemi.

Certaine que son fils serait sain et solide, Aegwynn amena le jeune Medivh à la cour d’Azeroth et en confia l’éducation à son père mortel et à son peuple. Puis elle se mit en route vers des terres vierges et se prépara à entrer dans l’au-delà qui lui était réservé. Medivh devint un solide garçon, qui n’avait aucune idée de la puissance qui lui était promise en vertu de son héritage tirisfalin.

Sargeras attendit son heure jusqu’à ce que la puissance du jeune homme se manifeste. Lorsque Medivh atteignit l’adolescence, il était devenu très populaire à Azeroth en raison de ses prouesses magiques et partait souvent à l’aventure avec ses deux amis : Llane, le prince d’Azeroth, et Anduin Lothar, un des derniers descendants de la lignée des Arathi. Les trois garçons faisaient toutes sortes de sottises dans le royaume, mais les citoyens les aimaient bien.

Lorsque Medivh atteignit l’âge de 14 ans, la puissance cosmique qui sommeillait en lui s’éveilla avec l’esprit pervers de Sargeras qui rampait au fond de son âme. Medivh tomba dans un état catatonique qui dura plusieurs années.

Lorsqu’il s’éveilla de son coma, il découvrit qu’il était devenu adulte et que ses amis Llane et Anduin étaient devenus régents d’Azeroth. Bien que désireux d’utiliser ses fabuleux pouvoirs pour la défense du pays qu’il appelait son foyer, ses pensées et ses émotions étaient distordues par l’esprit de Sargeras.

Sargeras se révéla dans le cœur assombri de Medivh, car il savait que son plan pour la seconde invasion du monde était près d’aboutir et que le dernier Gardien y contribuerait.

Aux temps anciens, après le départ des titans loin d’Azeroth, leurs enfants, qu’on appelait les terrestres, continuèrent à façonner et à garder les confins du monde. Les terrestres ne se préoccupaient guère des espèces vivant en surface et ne souhaitaient que se plonger dans les profondeurs obscures de la terre.

Lorsque le monde fut fissuré par l’implosion du Puits d’éternité, les terrestres en furent profondément affectés. Souffrant comme la terre elle-même, les terrestres perdirent une grande partie de leur identité et se scellèrent dans les chambres de pierre où ils avaient été créés. Uldaman, Uldum, Ulduar… Tels étaient les noms des anciennes villes des titans où les terrestres avaient pris forme. Enfouis au plus profond du monde, les terrestres reposèrent en paix pendant presque huit mille ans.

On ignore au juste ce qui les éveilla, mais les terrestres scellés dans Uldaman finirent par sortir de leur exil volontaire. Ces terrestres se rendirent compte qu’ils avaient beaucoup changé durant leur hibernation. Leur peau de pierre s’était adoucie jusqu’à devenir une peau fine et leurs pouvoirs sur la pierre et la terre s’étaient dissipés. Ils étaient devenus des créatures mortelles.

Prenant le nom de nains, les derniers terrestres quittèrent les murs d’Uldaman et s’aventurèrent dans un monde qui s’éveillait. Toujours attirés par la sécurité des endroits souterrains, ils fondèrent un vaste royaume sous la plus haute montagne.

Ils nommèrent leur terre Khaz Modan, ou « Montagne de Khaz », en l’honneur du titan donneur de formes, Khaz’goroth. Pour bâtir un autel à la gloire du titan leur père, les nains érigèrent une immense forge au cœur de la montagne. La ville qui s’étendait autour de la Forge prit désormais le nom de Forgefer.

Les nains, fascinés par nature par la taille des gemmes et des pierres, commencèrent à miner les montagnes environnantes à la recherche des précieuses ressources. Satisfaits de leur sort sous terre, les nains restèrent à l’écart de leurs voisins vivant à la surface.

Les rivalités entre les sept nations humaines ne cessaient jamais. Malgré tout, la lignée des Gardiens continuait à monter la garde contre le chaos. Il y eut bien des Gardiens au fil des années, mais un seul détenait à chaque fois les pouvoirs magiques de Tirisfal. L’un des derniers Gardiens de cet âge se distingua particulièrement dans la lutte contre les ombres.

Aegwynn, une fière jeune fille humaine, gagna le soutien de l’Ordre et reçut le manteau du Gardien. Aegwynn travailla vigoureusement à chasser et éliminer les démons où qu’ils se trouvaient, mais remettait sans cesse en cause l’autorité des hommes qui constituaient le Conseil de Tirisfal.

Cette femme de guerre croyait que les anciens elfes et les hommes âgés qui constituaient le Conseil étaient trop rigides et pas assez clairvoyants pour prendre la décision de mettre fin une fois pour toutes au conflit contre le chaos. Impatientée par les palabres et les débats, elle voulut prouver qu’elle valait ses pairs et ses maîtres. Elle prit souvent le parti de l’audace contre celui de la raison dans des situations cruciales.

Tandis que grandissait sa maîtrise des pouvoirs cosmiques de Tirisfal, Aegwynn apprit que de puissants démons agissaient dans le continent glacé de Norfendre. Aegwynn partit pour le nord lointain et traqua les démons dans les montagnes. Là, elle vit que les démons chassaient l’une des dernières tribus de dragons et s’emparaient de la magie naturelle de ces antiques créatures.

Les puissants dragons, qui avaient fui l’avancée progressive des sociétés mortelles, ne parvenaient pas à prendre l’avantage sur la magie noire de la Légion. Aegwynn affronta les démons, et avec l’aide des nobles dragons, les élimina. Mais, au moment où le dernier démon était banni du monde des mortels, une grande tempête se déclencha dans le nord.

Un immense visage noir apparut dans le ciel au-dessus de Norfendre. Sargeras, le roi démon et seigneur de la Légion ardente, apparut devant Aegwynn, vibrant d’énergie infernale. Il affirma à la jeune Gardienne que l’ère de Tirisfal touchait à sa fin et que le monde allait bientôt succomber sous les coups de la Légion.

La fière Aegwynn, se croyant de taille à affronter le dieu menaçant, déchaîna ses pouvoirs contre l’avatar de Sargeras. Aegwynn battit le seigneur démon avec une facilité déconcertante, parvenant à détruire son apparence physique. Craignant que l’esprit de Sargeras ne subsiste, Aegwynn enferma l’enveloppe en ruine de son corps dans l’une des antiques salles de Kalimdor qui avait été précipitée au fond de la mer au moment de l’effondrement du Puits d’éternité.

Aegwynn ne sut jamais qu’elle avait exactement suivi le plan de Sargeras. Elle avait malgré elle scellé le destin du monde mortel, car Sargeras, au moment de sa mort physique, avait transféré son esprit dans le corps affaibli d’Aegwynn. Sans se révéler à la jeune Gardienne, Sargeras allait rester calfeutré dans les recoins sombres de son âme pendant des années.

Lothar rallia les restes des armées d’Azeroth après leur défaite de Hurlevent et lança un exode massif, par mer, jusqu’au royaume septentrional de Lordaeron. Convaincus que la Horde submergerait toute l’humanité si rien n’était fait, les chefs des sept nations humaines se rencontrèrent et décidèrent de s’unifier pour former l’Alliance de Lordaeron.

Pour la première fois en presque trois mille ans, les nations disparates d’Arathor s’unifiaient de nouveau sous une bannière unique. Nommé commandant suprême des forces de l’Alliance, Lothar prépara ses armées à la venue de la Horde.

Aidé par ses lieutenants Uther le Porteur de Lumière, l’amiral Daelin Portvaillant et Turalyon, Lothar parvint à convaincre les races demi-humaines de Lordaeron de la menace qui pointait à l’horizon. L’Alliance parvint à obtenir l’aide des nains stoïques de Forgefer et d’un petit nombre de hauts-elfes de Quel’Thalas.

Les elfes, dont le chef était alors Anasterian Haut-Soleil, se désintéressaient profondément du conflit en cours. Mais le sens du devoir les liait à Lothar, descendant de la lignée des Arathi qui les avait sauvés des siècles plus tôt.

La Horde, menée désormais par le chef Marteau-du-Destin, fit venir des ogres de Draenor et enrôla les trolls des forêts d’Amani. Elle lança ensuite une vaste campagne pour s’emparer du royaume nain de Khaz Modan et des rivages méridionaux de Lordaeron. Toute opposition était anéantie.
Les combats épiques de la Deuxième guerre incluaient des engagements aériens aussi bien que de vastes batailles navales. La Horde était parvenue à déterrer un puissant artéfact nommé l’Âme du démon et l’avait utilisé pour réduire en esclavage la reine des dragons, Alexstrasza. Menaçant de détruire ses précieux œufs, la Horde força Alexstrasza à envoyer sa progéniture adulte au combat. Les nobles dragons rouges furent contraints de se battre pour la Horde, et ils le firent bien.

La guerre faisait rage sur les continents de Khaz Modan, Lordaeron et Azeroth. Au nord, la Horde parvint à ravager les terres frontalières de Quel’Thalas, ce qui renforça la décision des elfes de rejoindre l’Alliance. Les grandes villes et les cités de Lordaeron furent rasées et dévastées par le conflit. Malgré l’absence de renforts et bien que les chances ne fussent pas de leur côté, Lothar et ses alliés parvinrent à arrêter la progression de l’ennemi.
Lors des derniers jours de la Deuxième guerre, quand la victoire de la Horde sur l’Alliance semblait inéluctable, deux des plus puissants orcs d’Azeroth s’affrontèrent. Tandis que Marteau-du-Destin préparait l’assaut final contre Lordaeron, une bataille qui aurait écrasé les derniers restes de l’Alliance, Gul’dan et les clans renégats abandonnèrent leurs postes et prirent la mer.

Marteau-du-Destin, ayant perdu près de la moitié de ses forces en raison de la trahison de Gul’dan, fut contraint de battre en retraite et laissa passer sa chance d’écraser l’Alliance.

Gul’dan, assoiffé de puissance et obsédé par l’obtention de la divinité, partit à la recherche de la tombe sous-marine de Sargeras, dont il pensait qu’elle détenait les secrets de la puissance ultime. Ayant déjà condamné ses frères orcs à devenir les esclaves de la Légion ardente, Gul’dan ne se voyait aucun devoir à remplir auprès de Marteau-du-Destin.

Soutenu par les puissants clans des Foudreguerre et du Marteau du Crépuscule, Gul’dan parvint à découvrir la tombe de Sargeras au fond des mers. Mais quand il ouvrit la crypte immergée, il n’y trouva que des démons enragés qui l’attendaient.

Ivre de vengeance, Marteau-du-Destin envoya ses forces tuer Gul’dan et ramener les renégats dans son armée. Mais Gul’dan avait déjà payé sa témérité de sa vie, déchiqueté par les démons qu’il avait libérés. Leur chef mort, les clans renégats tombèrent rapidement sous les coups des légions de Marteau-du-destin.

La rébellion avait été étouffée, mais la Horde ne pouvait se remettre des terribles pertes qu’elle venait de subir. La trahison de Gul’dan avait donné à l’Alliance non seulement un nouvel espoir, mais aussi le temps de se regrouper et de riposter.

Le seigneur Lothar, voyant que la Horde était divisée, rassembla toutes ses troupes et repoussa Marteau-du-Destin vers le sud, jusqu’au cœur dévasté de la patrie de Hurlevent. A leur tour, les forces de l’Alliance avaient piégé la Horde, dans la forteresse volcanique du pic Rochenoire. Le seigneur Lothar fut tué lors de la bataille qui s’ensuivit, mais son lieutenant, Turalyon, parvint à rallier les troupes de l’Alliance au dernier moment et repoussa les dernières forces de la Horde dans le marais des Chagrins.

Les troupes de Turalyon parvinrent également à détruire la Porte des ténèbres, qui reliait les orcs à leur monde natal, Draenor. Sans renforts de Draenor et décimée par les combats, la Horde fut finalement encerclée et écrasée par l’Alliance.

Les clans décimés et éparpillés furent rassemblés et placés dans des camps gardés, sortes de réserves dont ils ne pouvaient sortir. La Horde semblait définitivement vaincue, mais beaucoup pensaient que la paix ne durerait pas. Khadgar, archimage désormais renommé, parvint à convaincre le haut commandement de l’Alliance de bâtir la forteresse de Rempart-du-Néant pour surveiller les ruines de la Porte des ténèbres et s’assurer que plus aucune invasion ne pourrait provenir de Draenor.

La Deuxième guerre contre la horde des orcs, particulièrement brutale, laissa l’Alliance de Lordaeron dans un état de choc et de désarroi. Les orcs assoiffés de sang, sous la conduite de leur puissant chef Orgrim Marteau-du-Destin, parvinrent jusqu’aux terres naines de Khaz Modan, et réussirent à dévaster bien des provinces centrales de Lordaeron. Dans leur lancée, les orcs ravagèrent même le royaume éloigné des elfes, Quel’Thalas, avant d’être enfin arrêtés.

Les armées de l’Alliance, conduites par le seigneur Anduin Lothar, Uther le Porteur de Lumière et l’amiral Daelin Portvaillant, repoussèrent les orcs au sud vers les terres ravagées d’Azeroth, le premier royaume que l’attaque meurtrière des orcs avait mis à feu et à sang.

Les forces de l’Alliance dirigées par messire Lothar parvinrent à repousser les clans de Marteau-du-Destin hors de Lordaeron jusque dans les terres d’Azeroth, contrôlées par les orcs. Les forces de Lothar investirent la citadelle volcanique du pic Rochenoire et assiégèrent ses défenses.

Dans un ultime effort, Marteau-du-destin et ses lieutenants tentèrent une charge audacieuse depuis le Pic et se heurtèrent aux paladins de Lothar, au centre des steppes Ardentes. Marteau-du-Destin et Lothar s’affrontèrent dans un combat de titans qui les laissa l’un et l’autre blessés et exsangues. Marteau-du-destin parvint à vaincre Lothar, mais la mort du grand héros n’eut pas le résultat escompté par le chef des orcs.

Turalyon, le lieutenant le plus fidèle de Lothar, ramassa le bouclier ensanglanté de Lothar et rallia les hommes pour lancer une contre-attaque cruelle. Sous les étendards en lambeaux de Lordaeron et d’Azeroth, les troupes de Turalyon massacrèrent la plupart des forces restantes de Marteau-du-Destin dans une bataille glorieuse, mais terrible.

Les orcs survivants n’eurent d’autre choix que de fuir vers le dernier bastion de puissance de leur race : la Porte des ténèbres.
Turalyon et ses guerriers chassèrent les derniers orcs à travers les nauséabonds marais des Chagrins, jusqu’aux viles terres Foudroyées où se trouvait la Porte des ténèbres. Là, au pied du gigantesque portail, la Horde décimée et l’Alliance épuisée s’affrontèrent dans ce qui devait être la dernière et la plus sanglante des batailles de la Deuxième guerre.

Noyés sous le nombre et rendus fous par leur soif de sang, les orcs s’effondrèrent devant l’ire de l’Alliance. Marteau-du-Destin fut capturé et escorté jusqu’à Lordaeron tandis que les clans démembrés étaient faits prisonniers et menés au nord, à Lordaeron.

Les trolls chassés des terres du Nord, les elfes de Quel’Thalas consacrèrent leurs efforts à reconstruire leur glorieux foyer. Les armées victorieuses d’Arathor retournèrent au Sud, à Strom.

La société humaine d’Arathor grandit et prospéra, mais Thoradin, craignant que le royaume ne se disloque s’il s’étendait trop, maintint Strom au centre de l’empire arathorien. Après bien des années de paix et de croissance, le puissant Thoradin mourut de vieillesse, laissant la jeune génération d’Arathor libre de s’étendre au-delà des terres de Strom.

Les cent magi d’origine, instruits dans les arts magiques par les elfes, étendirent leurs pouvoirs et étudièrent plus profondément les disciplines mystiques. Ces magi, choisis initialement pour leur volonté de fer et leur esprit noble, avaient toujours pratiqué la magie de manière responsable, mais ils transmirent leur savoir à une génération plus jeune qui ignorait tout des rigueurs de la guerre et de la nécessité de l’auto-discipline.
Ces jeunes magiciens commencèrent à utiliser la magie à des fins personnelles sans se soucier des besoins de leurs semblables.

Avec la croissance de l’empire vers de nouvelles terres, les jeunes magiciens émigrèrent également vers le sud. Usant de leurs pouvoirs magiques, les magiciens protégèrent leurs frères contre les créatures sauvages et permirent à de nouvelles cités-états de s’ériger dans les terres sauvages. Mais, avec la croissance de leur puissance, les magiciens s’isolèrent de plus en plus du reste de la société.

La seconde cité-état arathorienne, Dalaran, fut fondée dans les terres septentrionales de Strom. De nombreux sorciers quittèrent les confins restreints de Strom et se rendirent à Dalaran, où ils espéraient pouvoir utiliser leur savoir plus librement. Ces magiciens utilisèrent leurs connaissances pour construire les flèches enchantées de Dalaran et poursuivre leurs études.

Les citoyens de Dalaran tolérèrent le comportement des magiciens et érigèrent une économie florissante sous la protection des magiciens. Cependant, alors que le nombre de sorciers augmentait, le tissu de la réalité commença à s’affaiblir puis à se déchirer autour de Dalaran.
Les sinistres agents de la Légion ardente, qui avaient été bannis à l’effondrement du Puits d’éternité, furent de nouveau attirés dans le monde par les sorts sans retenue

La plupart des rencontres avec les démons étaient des événements isolés et les magiocrates au pouvoir firent ce qu’ils purent pour cacher au peuple ces événements. Les plus puissants magiciens furent envoyés dans l’espoir de capturer les démons, mais furent souvent incapables de maîtriser les agents solitaires de la puissante Légion.

Après quelques mois, les paysans superstitieux commencèrent à suspecter que leurs maîtres leur cachaient quelque chose. Des rumeurs de révolution commencèrent à se répandre dans les rues de Dalaran : les citoyens rendus paranoïaques commençaient à mettre en doute les motivations et les pratiques des magiciens qu’ils admiraient naguère. Les magiocrates, effrayés par la perspective d’une révolte paysanne et d’une réaction de Strom, se tournèrent vers le seul groupe dont ils pensaient être compris : les elfes.

Instruits par les magiocrates de l’activité démoniaque à Dalaran, les elfes envoyèrent immédiatement leurs plus puissants sorciers vers les terres humaines. Les sorciers elfiques étudièrent les courants d’énergie de Dalaran et firent des rapports détaillés sur les activités démoniaques dont ils prenaient connaissance. Ils conclurent qu’il n’y avait que quelques démons épars dans le monde, mais que la Légion elle-même resterait une menace si les humains continuaient à se servir de la magie.

Le Conseil de Lune-d’Argent, que dirigeaient les elfes de Quel’Thalas, conclut un pacte secret avec les magiocrates de Dalaran. Les elfes enseignèrent aux magiocrates l’histoire ancienne de Kalimdor et de la Légion ardente, histoire qui pouvait se répéter. Ils informèrent les humains qu’aussi longtemps qu’ils utiliseraient la magie, ils auraient à protéger leurs citoyens contre les agents de la Légion.

Les magiocrates proposèrent de donner pouvoir à un seul champion mortel d’utiliser leur puissance pour mettre fin à l’éternelle guerre secrète contre la Légion. Ils insistèrent sur le fait que l’humanité ne devait pas être instruite de l’histoire du Gardien ou de la menace de la Légion sous peine que la peur et la paranoïa ne la plongent dans le chaos. Les elfes acceptèrent et fondèrent une société secrète dédiée à surperviser le choix du Gardien et à prévenir tout désordre dans le monde.

La société tenait ses réunions secrètes dans les clairières de Tirisfal, où les hauts-elfes s’étaient initialement installés à Lordaeron. La secte secrète prit le nom de Gardiens de Tirisfal. Les champions mortels qui étaient choisis pour devenir Gardiens recevaient d’incroyables pouvoirs magiques, elfiques et humains. Il ne devait y avoir qu’un Gardien en même temps, mais son pouvoir était tel qu’il devait pouvoir combattre seul les agents de la Légion où qu’ils apparaissent dans le monde.

La puissance du Gardien était telle que le Conseil de Tirisfal seul était autorisé à choisir ses successeurs potentiels. Quand un Gardien vieillissait, ou se lassait de la Guerre secrète contre le chaos, le Conseil choisissait un nouveau champion et, sous contrôle sévère, canalisait la puissance de l’ancien Gardien dans le nouveau.

Les générations passaient et les Gardiens défendaient l’humanité contre la menace invisible de la Légion ardente sur toutes les terres d’Arathor et de Quel’Thalas. Arathor prospéra tandis que l’usage de la magie se répandait dans l’empire. Cependant, les Gardiens restaient aux aguets de tout signe d’activité démoniaque.

Dix mille ans avant la première guerre entre les orcs et les humains, le monde d’Azeroth ne comprenait qu’un seul vaste continent entouré d’immenses océans déchaînés. Cette terre sans fin, nommée Kalimdor, donna naissance à des races et des créatures diverses, qui luttaient toutes pour survivre au milieu des éléments sauvages de ce monde naissant. Au centre de ce sombre continent existait un mystérieux lac d’énergies incandescentes.

Ce lac, qui deviendrait un jour le Puits d’éternité, était le véritable cœur de la magie et des puissances naturelles du monde. Tirant ses énergies de la Ténèbre au-delà du monde, le Puits était comme une fontaine mystique déversant ses énergies puissantes de par le monde pour nourrir la vie dans sa multitude de formes.

Il vint un temps où une tribu primitive d’humanoïdes nocturnes trouva son chemin jusqu’aux bords du fascinant lac enchanté.

Ces humanoïdes nomades et sauvages, conduits par les étranges énergies du lac, construisirent des cabanes grossières sur ses berges paisibles. L’étrange tribu fut progressivement affectée par les pouvoirs cosmiques du Puits et y gagna la force, la sagesse et une quasi-immortalité. La tribu adopta le nom de Kaldorei, ce qui signifie “enfants des étoiles” dans sa langue natale. Pour célébrer leur société bourgeonnante, les Kaldorei construisirent de grands bâtiments et des temples tout autour du lac.

Les Kaldorei, qui allaient un jour se faire connaître sous le nom d’elfes de la nuit, adoraient Élune, la déesse de la lune. Ils pensaient qu’elle dormait dans les profondeurs chatoyantes du Puits pendant la journée. Les premiers prêtres des elfes de la nuit étudièrent le Puits avec une curiosité inaltérable, cherchant à percer ses secrets et sa puissance cachés. Au fur et à mesure que leur civilisation grandissait, les elfes de la nuit explorèrent tout

Kalimdor et rencontrèrent ses myriades d’habitants.

Les seules créatures qui arrêtèrent leur expansion furent les anciens et puissants dragons. Les grandes bêtes écailleuses vivaient volontiers recluses, mais elles défendaient leurs terres contre toute invasion. Les elfes de la nuit croyaient que les dragons étaient les protecteurs du monde et qu’il était préférable de les laisser en paix et de ne pas s’intéresser à leurs secrets.

Plus tard, la curiosité des elfes de la nuit les conduisit à rencontrer et à se lier d’amitié avec de nombreuses entités puissantes, dont Cénarius, un impressionnant demi-dieu des forêts primitives. Cénarius, dont le cœur était grand, s’attacha aux elfes curieux et passa beaucoup de temps à leur enseigner les secrets du monde naturel. Les tranquilles Kaldorei développèrent une profonde empathie avec les forêts vivantes de Kalimdor et prirent goût à l’harmonieux équilibre de la nature.

Au fur et à mesure que les siècles infinis s’écoulaient, la civilisation des elfes de la nuit grandit en taille et en splendeur. Leurs temples, leurs voies et leurs résidences s’étendaient sur toute la surface du continent. Azshara, la belle et douée reine des elfes de la nuit, construisit un immense et magnifique palais sur les rives du Puits afin d’y abriter ses serviteurs favoris dans des couloirs d’émeraude.

Ses serviteurs, qu’elle nommait les Quel’dorei, ou “Bien-nés”, lui obéissaient en tout et se pensaient supérieurs à leurs frères des castes inférieures. Bien que la reine Azshara fût aimée de tout son peuple avec la même ferveur, les Bien-nés étaient en secret jalousés et haïs par les masses.
Partageant la curiosité des prêtres pour le Puits d’éternité, Azshara ordonna aux érudits bien-nés de percer ses secrets et de révéler son rôle véritable dans le monde.

Les Bien-nés s’immergèrent dans le travail et étudièrent le Puits sans relâche. Ils finirent par développer la capacité de manipuler et de contrôler les énergies cosmiques du Puits. Au fur et à mesure que les expériences leur permettaient de progresser, les Bien-nés découvrirent qu’ils pouvaient utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour créer ou détruire à volonté. Les malheureux Bien-nés découvraient la magie et avaient maintenant pour but d’en acquérir la maîtrise.

Ils étaient convaincus que la magie était dangereuse si on l’utilisait de façon irresponsable, mais Azshara et ses Bien-nés s’abandonnèrent tout de même complètement au plaisir des sorts. Cénarius et de nombreux érudits elfes prévinrent que des catastrophes résulteraient nécessairement de cette manipulation infantile d’une magie volatile. Mais Azshara et ses serviteurs continuèrent, entêtés, à développer leurs pouvoirs naissants.
Alors que leurs pouvoirs grandissaient, Azshara et les Bien-nés commencèrent visiblement à changer. La classe supérieure, distante et hautaine, devint de plus en plus cruelle et brutale envers ses frères de race. Un voile sombre noircissait désormais la beauté naguère légendaire d’Azshara. Elle s’isola de ses sujets fidèles et refusa tout contact avec qui que ce soit d’autre que ses prêtres bien-nés, en qui elle avait toute confiance.
Un jeune érudit indépendant d’esprit nommé Furion Hurlorage, qui avait passé le plus clair de sa vie à étudier les effets du Puits, commença à suspecter qu’un pouvoir terrible corrompait les Bien-nés et sa reine tant aimée. Il était incapable de deviner l’horreur à venir mais il savait que la vie des elfes de la nuit allait changer à jamais…

Le gardien des camps d’internement, Aedelas Landenoire, surveillait les orcs captifs depuis la forteresse-prison de Fort-de-Durn. Un orc retenait plus particulièrement son attention : l’orphelin trouvé enfant dix-huit ans plus tôt. Landenoire avait élevé le jeune mâle en tant qu’esclave et l’avait nommé Thrall. Landenoire apprit à l’orc la tactique, la philosophie et le combat. Thrall subit même la formation des gladiateurs. Le gardien corrompu avait pour objectif de se servir de l’orc comme arme.

En dépit de sa difficile enfance, le jeune Thrall devint un orc fort et intelligent, qui savait dans son cœur que la vie d’esclave n’était pas pour lui. En grandissant, il apprit ce qui se passait hors de la forteresse. Il découvrit que son peuple, les orcs, qu’il n’avait jamais rencontré, avait été vaincu et parqué dans des réserves. Marteau-du-Destin, le chef de son peuple, s’était échappé et se cachait. Il savait également qu’un clan rebelle était encore en activité, cherchant à tromper la vigilance de l’Alliance.

Inexpérimenté mais plein de ressources, Thrall décida de s’échapper et de partir à la recherche de son peuple. Au cours de son périple, Thrall découvrit les réserves et vit que sa race autrefois puissante était devenue étrangement indolente. N’ayant pas trouvé les fiers guerriers qu’il espérait, Thrall se mit à la recherche du dernier chef invaincu, Grom Hurlenfer.

Pourchassé en permanence par les humains, Hurlenfer parvenait néanmoins à maintenir l’esprit combatif de ses orcs, le clan Chanteguerre. Il continuait à combattre pour libérer son peuple de l’oppression. Mais Hurlenfer ne parvint jamais à trouver un moyen de débarrasser les orcs captifs de leur étrange léthargie. Thrall, jeune et impressionnable, fut inspiré par l’idéalisme de Hurlenfer et développa une forte empathie pour la Horde et ses traditions guerrières.

Cherchant à découvrir la vérité sur ses propres origines, Thrall voyagea vers le nord à la recherche du légendaire clan Loup-de-givre. Thrall apprit que Gul’dan avait exilé le clan Loup-de-givre au début de la Première Guerre. Il découvrit également qu’il était le fils et l’héritier du héros du clan, Durotan, le véritable chef du clan Loup-de-givre qui avait été assassiné vingt ans auparavant.

Sous la tutelle du vénérable chaman Drek’Thar, Thrall étudia la culture chamanique que son peuple avait oubliée sous la férule de Gul’dan. Au fil du temps, Thrall devient un puissant chaman et prit la place qui lui revenait à la tête du clan Loup-de-givre. Grandi par les éléments eux-mêmes et avide d’accomplir son destin, Thrall décida de libérer les clans captifs et sa race de la corruption démoniaque.

Thrall rencontra alors un chef âgé, Orgrim Marteau-du-destin, qui vivait en ermite depuis de nombreuses années. Marteau-du-Destin, qui avait été un ami proche du père de Thrall, décida de suivre le jeune orc visionnaire et de l’aider à libérer les clans captifs. Avec le soutien de plusieurs des chefs aguerris, Thrall parvint finalement à rendre vie à la Horde et à redonner une identité spirituelle à son peuple.

Pour symboliser la renaissance des orcs, Thrall retourna à la forteresse de Fort-de-Durn. Il mit un terme définitif aux plans de son ancien maître, Landenoire, en assiégeant les réserves. Malheureusement, lors de la libération d’une des réserves, Marteau-du-Destin tomba au combat.
Thrall ramassa le légendaire marteau de guerre de Marteau-du-Destin, endossa son armure noire et devint le nouveau chef de la Horde. Dans les mois qui suivirent, la petite mais vivace Horde de Thrall libéra plusieurs réserves et contra les efforts de l’Alliance visant à l’en empêcher. Encouragé par son meilleur ami et son mentor Grom Hurlenfer, Thrall s’assura qu’aucun orc ne serait jamais plus esclave.

Pendant des années, les elfes de la nuit travaillèrent sans relâche à reconstruire leurs anciennes terres. Abandonnant à la poussée de la nature leurs temples détruits et leurs routes ruinées, ils construisirent de nouvelles demeures parmi les arbres verdoyants et les collines ombragées au pied du mont Hyjal. Les dragons qui avaient survécu à la Grande Fracture finirent par émerger de leurs tanières cachées.

Alexstrasza la rouge, Ysera la verte et Nozdormu le dragon de bronze descendirent sur les terres druidiques et observèrent le fruit du travail des elfes de la nuit. Malfurion, qui était devenu un archi-druide aux pouvoirs immenses, accueillit les puissants dragons et leur parla de la création du nouveau Puits d’éternité.

Les grands dragons furent alarmés par ces mauvaises nouvelles et en vinrent à penser que si le Puits restait actif, la Légion était susceptible de revenir un jour et de prendre à nouveau le monde d’assaut. Malfurion et les trois dragons firent un pacte pour assurer la protection du Puits et pour s’assurer qu’aucun agent de la Légion ardente ne pourrait jamais revenir dans le monde.

Alexstrasza, la Lieuse-de-vie, planta un gland enchanté au cœur du Puits d’éternité. Le gland, nourri par les puissantes eaux magiques, se développa en un arbre gigantesque. Les racines de l’arbre émergèrent des eaux du Puits et son faîte verdoyant sembla atteindre la voûte des cieux.
L’arbre immense devait devenir un symbole éternel de l’alliance des elfes de la nuit avec la nature, et ses énergies fécondes allaient se répandre pour guérir peu à peu le reste du monde. Les elfes de la nuit nommèrent leur Arbre-Monde Nordrassil, ce qui signifie “couronne des cieux” dans leur langue originale.

Nozdormu, l’Éternel, enchanta l’Arbre-Monde pour s’assurer qu’aussi longtemps que l’arbre perdurerait les elfes de la nuit ne vieilliraient pas et ne seraient point victimes de la maladie.

Ysera, la Rêveuse, enchanta l’Arbre-Monde à son tour pour le relier à son propre monde, une dimension éthérée connue sous le nom de Rêve d’émeraude. Le Rêve d’émeraude, un vaste monde spirituel sans cesse mouvant, existait hors des frontières du monde physique. Depuis le Rêve, Ysera régulait le flux et le reflux de la nature et l’évolution du monde lui-même.

Les druides des elfes de la nuit, y compris Malfurion, furent reliés au Rêve à travers l’Arbre-Monde. Partie intégrante du pacte mystique, les druides acceptèrent de dormir pendant des siècles de façon à ce que leur esprit puisse explorer les chemins infinis du monde onirique d’Ysera. Les druides n’étaient pas enthousiastes à l’idée de perdre tant d’années de leur vie en hibernation, mais ils acceptèrent avec altruisme de remplir leur part du marché avec Ysera.

L’utilisation imprudente de la magie par les Bien-nés fit déborder des spirales d’énergie hors du Puits d’éternité dans la Ténèbre de l’Au-delà. Ces traînées d’énergie envahirent le Néant Distordu et furent ressenties par d’effroyables esprits étrangers. Sargeras, le Grand Ennemi de toute vie, le Ravageur des mondes, huma les puissants effluves d’énergie et fut conduit jusqu’à leur lointain point d’origine.

Il espionna le monde primordial d’Azeroth et sentit les énergies sans fin du Puits d’éternité. Sargeras en devint fou de désir. Le grand dieu noir du Vide sans nom décida de détruire ce monde naissant et de s’emparer de ses énergies.

Sargeras rassembla sa vaste armée démoniaque, connue sous le nom de Légion ardente, et se mit en branle vers le monde paisible d’Azeroth. La Légion, qui comptait un million de démons hurlants rassemblés dans les lieux les plus reculés de l’univers, se mit à bouillonner à l’idée de la conquête. Les lieutenants de Sargeras, Archimonde le Profanateur et Mannoroth le Destructeur, préparèrent les serviteurs infernaux à la grande offensive.

La reine Azshara, subjuguée par la terrible extase de sa magie, succomba à l’indéniable pouvoir de Sargeras et lui offrit le droit d’entrer dans son monde. Même ses serviteurs bien-nés furent entraînés par l’inévitable corruption de la magie et commencèrent à adorer Sargeras comme leur dieu. Pour montrer leur allégeance à la Légion, les Bien-nés aidèrent leur reine à ouvrir un grand portail tourbillonnant dans les profondeurs du Puits d’éternité.

Une fois ses préparatifs terminés, Sargeras lança sa dramatique invasion d’Azeroth. Les guerriers démons de la Légion ardente s’engouffrèrent dans le monde à travers le Puits d’éternité et firent le siège des cités assoupies des elfes. Menée par Archimonde et Mannoroth, la Légion se répandit sur les terres de Kalimdor, ne laissant que cendres et larmes dans son sillage.

Les sorciers démoniaques appelèrent à eux les infernaux qui s’écrasèrent comme des météorites impies sur les colonnes raffinées des temples de Kalimdor. La Garde maudite, composée d’assassins sanguinaires, traversa les champs de Kalimdor en exterminant tout le monde sur son passage. Des meutes de gangrechiens sauvages ravagèrent les campagnes sans la moindre opposition. Les braves guerriers kaldorei se précipitèrent pour tenter de défendre leur terre natale, mais ils durent rompre, pouce par pouce, devant la furie meurtrière de la Légion.

Malfurion Hurlorage décida de trouver coûte que coûte de l’aide pour son peuple assiégé. Hurlorage, dont le propre frère Illidan pratiquait la magie des Bien-nés, était rendu furieux par la corruption grandissante de la classe supérieure. Il persuada Illidan de renoncer à sa dangereuse obsession et il se mit en quête de Cénarius dans le but de rassembler une force de résistance.

La belle et jeune prêtresse Tyrande accepta d’accompagner les deux frères au nom d’Élune. Bien que Malfurion et Illidan partageassent un chaste amour pour la noble prêtresse, le cœur de Tyrande appartenait à Malfurion seul. Illidan fut blessé par l’idylle naissante de son frère avec Tyrande, mais savait que sa souffrance n’était rien en regard de sa dépendance à la magie.

Cénarius, qui vivait au sein des Plaines sacrées du lointain mont Hyjal, accepta d’aider les elfes de la nuit en retrouvant les anciens dragons et en sollicitant leur appui. Les dragons, conduits par le grand léviathan rouge, Alexstrasza, acceptèrent de se porter à la rencontre des démons et de leurs maîtres infernaux.

Cénarius, appelant tous les esprits des forêts enchantées, rallia une armée d’antiques hommes-arbres et les conduisit à l’attaque de la Légion dans une audacieuse opération au sol. Les alliés des elfes de la nuit convergèrent vers le temple d’Azshara et le Puits d’éternité et la guerre totale commença. Malgré la puissance de leurs nouveaux alliés, Malfurion et ses compagnons réalisèrent que la Légion ne pouvait être vaincue par des combattants conventionnels.

Tandis que la bataille formidable faisait rage autour de la capitale Azshara, la reine naïve et trompée attendait l’arrivée de Sargeras. Le seigneur de la Légion se préparait à passer par le Puits d’éternité dans le monde ravagé par la guerre. Son ombre immense s’approchait toujours plus du Puits lorsque Azshara rassembla les plus puissants de ses serviteurs bien-nés. En liant leurs pouvoirs magiques dans un seul sort focalisé, ils cherchèrent à créer une porte assez vaste pour laisser passer Sargeras.

Tandis que la bataille faisait rage sur les champs calcinés de Kalimdor, un terrible événement survint. Les détails en sont perdus, mais on sait que Neltharion, l’Aspect dragon de la Terre, devint fou durant une bataille vitale contre la Légion ardente. Il commença à se disloquer tandis que les flammes et la rage surgissaient de son côté obscur. Prenant le nom d’Aile de mort, le dragon brûlant se retourna contre ses frères et éloigna les cinq tribus de dragons du champ de bataille.

La soudaine trahison d’Aile de mort fut si destructrice que les cinq tribus de dragons ne s’en remirent jamais complètement. Blessés et choqués, Alexstrasza et les autres dragons nobles durent abandonner leurs alliés mortels. Malfurion et ses compagnons, désormais surclassés en nombre, purent à peine survivre au massacre qui suivit.

Malfurion, convaincu que le Puits d’éternité était le lien ombilical des démons avec le monde physique, insista pour le détruire. Ses compagnons, sachant que le Puits était la source de leur immortalité et de leurs pouvoirs, furent choqués par cette suggestion. Mais Tyrande, comprenant la sagesse des propositions de Malfurion, convainquit Cénarius et les dragons de prendre le temple d’Azshara d’assaut et de trouver un moyen pour fermer le Puits à jamais.

Ner’zhul, le roi-liche, savait que ses heures étaient comptées. Emprisonné dans le Trône de glace, il suspecta que Kil’jaeden allait envoyer ses agents pour le détruire. Les dégâts causés par le sort d’Illidan avaient rompu le Trône de glace : le roi-liche perdait chaque jour de son pouvoir. Désireux de se préserver, il appela son plus grand serviteur mortel à ses côtés : le chevalier de la mort, le prince Arthas.

Bien que ses pouvoirs fussent diminués par la faiblesse du roi-liche, Arthas s’était impliqué dans la guerre civile de Lordaeron. La moitié des forces des morts-vivants, menée par la banshee Sylvanas Coursevent, avait préparé un coup d’état pour prendre le contrôle de l’empire mort-vivant. Arthas, appelé par le roi-liche, dut laisser le Fléau aux mains de son lieutenant, Kel’Thuzad, alors que la guerre s’étendait sur les Maleterres.Cependant, sachant que divers chefs comme Hurlenfer et Orgrim Marteau-du-Destin rivaliseraient pour la suprématie, Gul’dan choisit un homme de paille pour en faire le meneur de la nouvelle Horde. Main-Noire le Destructeur, un seigneur de guerre particulièrement dépravé et vicieux, fut choisi pour être la marionnette de Gul’dan. Sous le commandement de Main-Noire, la Horde s’en prit aux draeneï.

En quelques mois, la Horde éradiqua presque tous les draeneï de Draenor. Quelques survivants dispersés parvinrent à échapper à la colère terrible des orcs. Enivré par la victoire, Gul’dan se délecta de la puissance de la Horde. Mais il savait que sans ennemi à combattre, la Horde se désagrégerait en luttes intestines interminables dans son appétit inextinguible de gloire et de massacre.

Finalement, Sylvanas et ses morts-vivants rebelles (connus sous le nom de Réprouvés) s’emparèrent de la capitale en ruine de Lordaeron. Ils construisirent leur propre bastion sous la cité délabrée et jurèrent de vaincre le Fléau et de repousser Kel’Thuzad et ses serviteurs loin de la région.
Affaibli, mais déterminé à sauver son maître, Arthas rejoignit le Norfendre et découvrit que les nagas d’Illidan et les elfes de sang l’attendaient. Avec ses alliés nérubiens, Arthas tâcha d’atteindre avant les forces d’Illidan le glacier de la Couronne de glace pour y défendre son trône.

Sous le contrôle secret de Gul’dan et de son Conseil des ombres, les orcs devinrent extrêmement agressifs. Ils construisirent de grandes arènes où les guerriers s’entraînaient au combat et au meurtre. Pendant cette période, quelques chefs de clan se déclarèrent opposés à la dépravation croissante de leur race.

Parmi eux, Durotan, du clan Loup-de-givre, prévint les orcs qu’ils allaient se perdre dans tant de haine et de fureur. Nul ne l’écouta, car des chefs plus puissants, tels que Grom Hurlenfer du clan Chanteguerre, se faisaient les champions de ce nouvel âge de guerre et de domination.

Kil’jaeden savait que les clans des orcs étaient presque prêts, mais il avait besoin de s’assurer de leur totale loyauté. En secret, il fit invoquer Mannoroth le Destructeur, incarnation vivante de la destruction et de la rage, par le Conseil des ombres. Gul’dan rassembla les chefs des clans et les convainquit que boire le sang bouillonnant de Mannoroth les rendrait pratiquement invincibles.

Menés par Grom Hurlenfer, tous les chefs de clan à l’exception de Durotan burent le sang et scellèrent ainsi leur destin : celui d’esclaves de la Légion ardente. Renforcés par la rage de Mannoroth, les chefs étendirent leur allégeance à leurs frères.

Consumés par la malédiction de cette soif de sang nouvelle, les orcs cherchèrent à déchaîner leur fureur sur quiconque se dressait devant eux. Sentant que l’heure était venue, Gul’dan unifia les clans guerriers en une Horde invincible.

Cependant, sachant que divers chefs comme Hurlenfer et Orgrim Marteau-du-Destin rivaliseraient pour la suprématie, Gul’dan choisit un homme de paille pour en faire le meneur de la nouvelle Horde. Main-Noire le Destructeur, un seigneur de guerre particulièrement dépravé et vicieux, fut choisi pour être la marionnette de Gul’dan. Sous le commandement de Main-Noire, la Horde s’en prit aux draeneï.

En quelques mois, la Horde éradiqua presque tous les draeneï de Draenor. Quelques survivants dispersés parvinrent à échapper à la colère terrible des orcs. Enivré par la victoire, Gul’dan se délecta de la puissance de la Horde. Mais il savait que sans ennemi à combattre, la Horde se désagrégerait en luttes intestines interminables dans son appétit inextinguible de gloire et de massacre.

Kil’jaeden savait que la Horde était enfin préparée. Les orcs étaient devenus l’arme la plus puissante de la Légion ardente. Le démon rusé le fit savoir à son maître et Sargeras comprit que le temps de sa revanche était venu.

Ignorant apparemment que Sargeras cherchait à défaire leur gigantesque travail, les titans continuèrent à se déplacer de monde en monde, mettant en ordre et façonnant chacun d’entre eux comme il leur paraissait convenable. Au cours de leur voyage, ils arrivèrent sur un petit monde que ses habitants appelleraient plus tard Azeroth.

Les titans progressèrent au travers de son paysage chaotique primordial en croisant la route de nombreux êtres élémentaires hostiles. Les élémentaires, qui adoraient les êtres maléfiques et insondables connus sous le nom de Dieux très anciens, firent le vœu de repousser les titans et de préserver leur monde de leur main métallique.

Le Panthéon, troublé par le penchant des Dieux très anciens pour le mal, envoya ses forces combattre les élémentaires et leurs maîtres noirs. Les armées des Dieux très anciens étaient menées par les plus puissants lieutenants élémentaires : Ragnaros le seigneur du Feu, Therazane la Mère des pierres, Al’Akir le seigneur des Vents et Neptulon le Chasseur des marées.

Leurs forces chaotiques firent rage sur le monde et se heurtèrent aux colossaux titans. Bien que les élémentaires furent puissants au-delà de toute compréhension humaine, leurs forces combinées ne purent arrêter les titans. L’un après l’autre, les seigneurs élémentaires tombèrent et leurs forces se dispersèrent.

Le Panthéon détruisit les citadelles des Dieux très anciens et enchaîna les cinq êtres abjects loin sous la surface de la terre. Le pouvoir des Dieux très anciens n’attachant plus leurs esprits bouillonnants au monde physique, les élémentaires se dissipèrent et retournèrent à l’argile première. Une fois les élémentaires disparus, la nature s’apaisa et le monde devint paisible et harmonieux. Les titans, s’avisant que la menace avait disparu, se mirent au travail.

Les titans donnèrent pouvoir à de nombreuses races de les aider à façonner le monde. Pour les aider à drainer les cavernes impénétrables sous la terre, ils créèrent les nains à partir d’une pierre magique et vivante. Pour les aider à contenir les mers et à séparer la terre de l’océan, ils créèrent d’immenses géants des mers, de tempérament doux. Pendant longtemps, les titans transformèrent et bâtirent la terre, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un continent parfait.

Au centre du continent, les titans creusèrent un lac d’énergies scintillantes. Ils le nommèrent Puits d’éternité. Il devait devenir une fontaine de vie pour le monde. Ses puissantes énergies devaient nourrir la structure du monde et permettre à la vie de s’épanouir dans l’humus riche de la terre. Peu à peu, plantes, arbres, monstres et créatures diverses commencèrent à peupler le continent primordial.

Lorsque le crépuscule tomba sur leur dernier jour de travail, les titans nommèrent le continent Kalimdor : “terre de l’éternelle lumière”.

Contents que le petit monde ait été ordonné et que leur travail soit accompli, les titans se préparèrent à quitter Azeroth. Mais, avant de partir, ils décidèrent de donner aux plus grandes espèces nouvelles du monde le pouvoir de surveiller Kalimdor contre toute menace possible. À cette époque, il y avait de nombreuses tribus de dragons.

Il existait cinq tribus qui avaient la mainmise sur leurs frères. Ce sont ces cinq tribus que les titans choisirent pour contrôler le monde. Les plus grands membres du Panthéon donnèrent une partie de leur pouvoir au chef de chaque tribu. Ces dragons majestueux, dont les noms suivent, prirent le nom de Grands Aspects, ou Aspects dragons.

Aman’Thul, le Haut-père du Panthéon, concéda une partie de sa puissance cosmique au massif dragon de bronze, Nozdormu. Le Haut-père donna pouvoir à Nozdormu de garder le temps lui-même et de guider les chemins toujours instables de la destinée. Le stoïque et honorable Nozdormu prit le nom d’Eternel.

Eonar, le titan responsable de la vie, donna une portion de sa puissance au léviathan rouge, Alexstrasza. Alexstrasza fut désormais connue comme la Lieuse-de-vie et elle travailla à sauvegarder les créatures vivantes du monde. En raison de sa sagesse sans bornes et de son infinie compassion pour toutes les espèces vivantes, Alexstrasza fut couronnée reine des dragons et reçut la tutelle de son espèce.

Eonar bénit également la jeune sœur d’Alexstrasza, le souple dragon vert Ysera, qui put désormais influencer la nature. Ysera tomba en une transe éternelle, liée au Rêve de la Création. Connue sous le nom de Rêveuse, elle surveillait la croissance de la nature depuis son royaume foisonnant, le Rêve d’émeraude.

Norgannon, le titan gardien des traditions et de la magie, donna au dragon bleu Malygos une partie de ses vastes pouvoirs. Malygos, désormais Tisseur de sorts, devint le gardien de la magie et des arcanes cachées.

Khaz’goroth, le titan qui forgeait les mondes, transmit un peu de son grand pouvoir au puissant Wyrm noir, Neltharion. Avec son grand cœur, Neltharion, qui prit le nom de Gardeterre, reçut toute puissance sur la terre et les vastes espaces du monde. Il personnifia la force du monde et devint le plus ardent soutien d’Alexstrasza.

Ainsi nantis de différents pouvoirs, les cinq Aspects furent chargés de la défense du monde en l’absence des titans. Les dragons étant prêts à défendre leur création, les titans quittèrent Azeroth pour toujours. Malheureusement pour eux, et pour le petit monde qu’ils venaient de façonner, Sargeras finirait un jour ou l’autre par découvrir son existence…

Pendant ce temps, dans les terres dévastées du sud, les restes éparpillés de la Horde luttaient pour leur survie. Grom Hurlenfer et le clan Chanteguerre parvinrent à éviter la capture, mais Œil-mort et le clan de l’Orbite-Sanglante furent pris et placés dans les camps d’internement de Lordaeron. Leurs gardiens, malgré le lourd tribut payé à la révolte, finirent par reprendre le contrôle des camps.

L’Alliance ne savait pas qu’une importante force d’orcs restait en liberté dans les terres septentrionales dévastées de Khaz Modan. Le clan Gueule-de-dragon, conduit par l’infâme démoniste Nekros, avait conservé le contrôle de la reine-dragon Alexstrasza et de ses congénères en utilisant un puissant objet magique, l’Âme du démon. La reine-dragon en son pouvoir, Nekros construisit dans le plus grand secret une nouvelle armée dans la forteresse naine abandonnée de Grim Batol.

Nekros espérait qu’en lâchant ses forces et les puissants dragons rouges sur l’Alliance, il pourrait réunifier la Horde et poursuivre la conquête d’Azeroth. Mais il échoua : un petit groupe de combattants, mené par le mage humain Rhonin, parvint à détruire l’Âme du démon, libérant ainsi la reine-dragon de la domination de Nekros.

Emplis de fureur, les dragons d’Alexstrasza détruisirent Grim Batol et la majeure partie du clan Gueule-de-dragon. Les espoirs de Nekros de réunifier les orcs furent définitivement écrasés lorsque les troupes de l’Alliance rassemblèrent les survivants et les placèrent dans des réserves. La défaite du clan Gueule-de-dragon sonna le glas de la Horde et la fin de la menace représentée par les orcs.

Tandis que les hauts-elfes se battaient pour leur survie contre le furieux assaut des trolls, les humains éparpillés de Lordaeron luttaient pour consolider la position de leurs propres tribus. Ces dernières s’attaquaient sauvagement, sans projet d’unification ni souci d’honneur.

Pourtant, une tribu, les Arathi, comprit que la menace des trolls devenait trop grave pour être ignorée. Les Arathi espéraient soumettre toutes les tribus pour pouvoir présenter un front uni contre les guerriers trolls.

Pendant six ans, les Arathi remportèrent sur les autres tribus victoire sur victoire, offrant à chaque fois la paix et l’égalité au peuple conquis. Ils gagnèrent ainsi la loyauté de ceux qu’ils avaient vaincus. Au bout du compte, la tribu Arathi parvint à inclure un grand nombre de peuples disparates, et les rangs de son armée prirent une considérable ampleur.

Pensant pouvoir repousser les trolls ou même les solitaires elfes en cas de besoin, les seigneurs de guerre Arathi décidèrent de construire une puissante ville fortifiée dans le sud de Lordaeron. La cité-état prit le nom de Strom et devint la capitale de la nation Arathi, Arathor. Tandis qu’Arathor prospérait, les humains de tout le continent émigrèrent vers le sud pour bénéficier de la protection et de la sécurité de Strom.

Unies sous une bannière unique, les tribus humaines développèrent une culture solide et tournée vers l’avenir. Thoradin, le roi d’Arathor, savait que les mystérieux elfes des terres du Nord étaient constamment assiégés par les trolls, mais ne voulut pas risquer la sécurité de son peuple en se lançant à l’aide de ces étrangers mystérieux. Pendant des mois, des rumeurs sur la défaite des elfes parvinrent du Nord. C’est seulement lorsque des ambassadeurs épuisés mandés par Quel’Thalas atteignirent Strom que Thoradin réalisa la puissance que représentaient les trolls.

Les elfes informèrent Thoradin que les armées des trolls étaient immenses et qu’une fois Quel’Thalas détruite, elles se tourneraient contre les régions du Sud. Les elfes, désespérés, ardemment désireux de trouver une aide militaire, acceptèrent sans rechigner d’enseigner à quelques humains les secrets de la magie en échange d’un soutien contre les trolls.

Thoradin, qui n’avait pas confiance dans la magie, accepta par nécessité d’aider les elfes en difficulté. Presque immédiatement, des sorciers elfes arrivèrent à Arathor et commencèrent à instruire un groupe d’humains.

Les elfes virent que, malgré la maladresse des humains dans la manipulation de la magie, ils possédaient pour elle une affinité naturelle. Une centaine d’humains apprit les bases de la magie elfique : pas plus qu’il n’était strictement nécessaire pour combattre les trolls. Convaincus que leurs disciples humains étaient prêts à les aider dans leur lutte, les elfes quittèrent Strom et partirent vers le nord avec les puissantes armées du roi Thoradin.

Les armées unies des elfes et des humains se heurtèrent aux innombrables trolls au pied des Montagnes d’Alterac. La bataille dura plusieurs jours, mais les armées inépuisables d’Arathor ne cédèrent jamais un pouce de terrain devant les assauts des trolls. Les seigneurs elfes pensèrent venu le temps d’utiliser leur magie contre l’ennemi.

Les cent magi humains et les innombrables sorciers des elfes appelèrent la fureur et le feu du ciel sur les armées des trolls. Les flammes élémentaires empêchèrent les trolls de régénérer leurs blessures et les consumèrent de l’intérieur.

Les trolls se débandèrent et s’enfuirent. Les armées de Thoradin les poursuivirent et éliminèrent tous les soldats. Les trolls n’allaient jamais se remettre de cette défaite, et le monde ne vit plus jamais les trolls s’unir en une grande nation. Sachant que Quel’Thalas était sauvée de la destruction, les elfes firent acte d’allégeance et d’amitié à la nation d’Arathor et à la lignée du roi Thoradin. Les humains et les elfes allaient vivre en paix pendant les années à venir.

Les nains de Forgefer vivaient en paix depuis de longs siècles mais leur société devint trop vaste pour leurs cités montagnardes. Le puissant haut-roi Modimus Courbenclume régnait sur tous les nains avec justice et sagesse, mais trois puissantes factions s’étaient déclarées dans leur société.
Le clan Barbe-de-bronze, dirigé par le thane Madoran Barbe-de-Bronze, avait des liens solides avec le haut-roi et ses membres se considéraient comme les défenseurs traditionnels de Forgefer. Le clan Marteau-hardi, dirigé par Khardros Marteau-hardi, habitait les collines et les rochers escarpés autour de la montagne et cherchait à prendre le contrôle de la ville.

La troisième faction, le clan Sombrefer, était dirigée par le sorcier Thaurissan. Les Sombrefers se cachaient dans les plus obscures profondeurs de la montagne et complotaient contre leurs cousins Barbe-de-Bronze et Marteau-hardi.

Pendant quelque temps, les trois factions maintinrent une paix fragile, mais des tensions éclatèrent lorsque le haut-roi Courbenclume mourut de vieillesse. Les trois principaux clans entrèrent en conflit pour le contrôle de Forgefer. La guerre civile des nains fit rage durant des années sous la terre. Finalement, le clan Barbe-de-Bronze, qui disposait de la plus grosse armée, bannit les Sombrefers et les Marteaux-hardis des profondeurs de la montagne.

Khardros et ses guerriers Marteaux-hardis partirent vers le nord à travers les barrières de Dun Algaz, et fondèrent leur propre royaume sur le lointain pic de Grim Batol. Là, les Marteaux-hardis rebâtirent leurs réserves de trésors. Thaurissan et les Sombrefers ne réussirent pas aussi bien. Humiliés et rendus furieux par leur défaite, ils jurèrent de se venger de Forgefer. Menant son peuple vers le sud, Thaurissan fonda une ville (à laquelle il donna son nom) dans les magnifiques Carmines.

Ni le temps ni la prospérité ne purent calmer la rancœur des Sombrefers envers leurs cousins. Thaurissan et sa sorcière de femme, Modgud, lancèrent une attaque sur deux fronts contre Forgefer et Grim Batol. Les Sombrefers avaient l’intention de s’emparer de Khaz Modan.
Les armées des Sombrefers se lancèrent à l’assaut des forteresses de leurs cousins et furent près de prendre les deux royaumes. Mais Madoran Barbe-de-Bronze offrit à son clan une victoire décisive sur l’armée de Thaurissan. Thaurissan et ses serviteurs regagnèrent la sûreté de leur cité, tandis qu’à Grim Batol, l’armée de Modgud ne connaissait pas un meilleur sort contre Khardros et ses guerriers Marteaux-hardis.

En affrontant les guerriers ennemis, Modgud utilisa ses pouvoirs pour frapper leur cœur de terreur. Les ombres s’ébranlaient à son commandement et de sombres créatures rampaient depuis les profondeurs de la terre pour traquer les Marteaux-hardis dans leurs propres murs. Finalement, Modgud franchit les portes et mit le siège devant la forteresse elle-même. Les Marteaux-hardis combattirent désespérément, et Khardros se joignit aux combattants pour tuer la reine sorcière.

Leur reine morte, les Sombrefers fuirent devant la fureur des Marteaux-hardis. Ils se précipitèrent au sud, vers la forteresse de leur roi, mais tombèrent sur les armées de Forgefer, qui se portaient au secours de Grim Batol. Ecrasées dans l’étau des deux armées, les dernières forces des Sombrefers furent anéanties.

Les armées combinées de Forgefer et de Grim Batol se tournèrent vers le sud, décidées à détruire Thaurissan et ses Sombrefer une fois pour toutes. Ils avaient à peine eu le temps de se mettre en route quand dans sa colère Thaurissan lança un sort digne d’un cataclysme. Cherchant à invoquer un serviteur surnaturel qui lui donnerait la victoire, Thaurissan réveilla les anciennes puissances qui sommeillaient dans les profondeurs du monde. La créature qui apparut était plus terrible que le pire cauchemar du renégat.

Ragnaros le seigneur des flammes, maître immortel des élémentaires du feu, avait été banni par les titans à l’aube du monde. Libéré par l’appel de Thaurissan, Ragnaros réapparut à la surface du globe. Sa renaissance apocalyptique dans Azeroth fissura les montagnes Carmines et fit surgir un volcan ardent au centre de la région dévastée.

Le volcan, connu sous le nom de mont Rochenoire, était flanqué par la gorge des Vents brûlants au nord et par les steppes Ardentes au sud. Thaurissan fut tué par les forces qu’il avait déchaînées et ses frères survivants furent réduits en esclavage par Ragnaros et ses élémentaires. Ils résident désormais dans les profondeurs de Rochenoire.

Observant le désastre horrible et les incendies qui se répandaient dans les montagnes du sud, le roi Madoran et le roi Khardros arrêtèrent leurs armées et revinrent vers leurs royaumes respectifs. Ils ne voulaient pas affronter la colère de Ragnaros.

Les Barbes-de-bronze revinrent à Forgefer et rebâtirent leur glorieuse cité. Les Marteaux-hardis s’en retournèrent vers Grim Batol. Cependant, la mort de Modgud avait laissé une souillure maléfique dans la forteresse de la montagne et les Marteaux-hardis découvrirent qu’ils ne pouvaient plus l’habiter.

Leurs cœurs étaient amers d’avoir perdu leur foyer. Le roi Barbe-de-Bronze offrit aux Marteaux-hardis un endroit où vivre à l’intérieur des frontières de Forgefer, mais les Marteaux-hardis refusèrent fermement. Khardros mena son peuple vers le nord, en direction de Lordaeron. Ils s’installèrent dans les forêts luxuriantes des Hinterlands, et bâtirent la ville de Nid-de-l’Aigle, où les Marteaux-hardis se rapprochèrent de la nature et établirent des liens avec les puissants griffons de la région.

Cherchant à conserver des relations et à commercer avec leurs cousins, les nains de Forgefer construisirent un pont à deux grandes arches, le Thandol, pour relier Khaz Modan et Lordaeron. Enrichis par le commerce mutuel, les deux royaumes prospérèrent. Après la mort de Madoran et de Khardros, leurs fils commandèrent de concert deux grandes statues en l’honneur de leurs pères.

Les deux statues montaient la garde sur la passe menant au sud, qui était devenu une terre volcanique à l’éveil de Ragnaros. Elles servaient d’avertissement à quiconque voudrait attaquer les royaumes des nains et rappelaient le prix que les Sombrefers avaient payé pour leurs crimes.
Les deux royaumes restèrent proches pendant des années, mais les Marteaux-hardis avaient beaucoup changé devant les horreurs survenues à Grim Batol. Ils choisirent de vivre à la surface, au Nid-de-l’Aigle, au lieu de se creuser un vaste royaume dans la montagne. Les différences de mœurs entre les deux derniers clans des nains finirent par les séparer.

Au fur et à mesure que les siècles s’écoulaient, la nouvelle société des elfes de la nuit devint forte et s’étendit à travers les forêts désormais connues sous le nom d’Orneval. Bien des créatures et des espèces qui abondaient avant la Grande Fracture, comme les furbolgs et les hurans, réapparurent et se multiplièrent. Sous la conduite bienveillante des druides, les elfes de la nuit connurent une période sans précédent de paix et de tranquillité.

Cependant, de nombreux survivants parmi les anciens Bien-nés ne trouvaient pas le repos. Comme Illidan auparavant, ils souffraient du manque occasionné par la perte de leur magie. Ils furent tentés, une fois encore, d’utiliser les énergies du Puits d’éternité et de renouer avec leurs pratiques magiques. Dath’Remar, le chef impudent et brusque des Bien-nés, commença à moquer publiquement les druides. Il les traitait de lâches parce qu’ils refusaient d’utiliser la magie qui leur appartenait de droit.

Malfurion et les druides repoussèrent les arguments de Dath’Remar et prévinrent les Bien-nés que tout usage de la magie serait puni de mort. Dans leur insolence, Dath’Remar et ses compagnons lâchèrent une terrible tempête magique sur Orneval dans une tentative désespérée pour convaincre les druides d’abroger la loi.

Les druides, incapables de se résoudre à tuer tant des leurs, décidèrent d’ostraciser les Bien-nés. Dath’Remar et ses compagnons, contents d’être enfin débarrassés de leurs cousins conservateurs, embarquèrent dans des navires spécialement conçus et prirent les mers. Personne ne savait ce qui les attendait de l’autre côté du furieux Maelström, mais ils avaient hâte d’établir leur propre foyer où ils pourraient pratiquer impunément leur chère magie.
Les Bien-nés, ou ‘Quel’dorei’ selon l’appellation ancienne d’Azshara, finirent par aborder sur une terre à l’est que les hommes appelleraient un jour Lordaeron. Ils décidèrent de construire leur propre royaume magique, Quel’Thalas, et rejetèrent l’adoration de la lune et la vie nocturne qui avaient jusque-là soudé les elfes. On ne les connut plus désormais que sous le nom de hauts-elfes.

Les quelques elfes de la nuit qui survécurent à l’horrible explosion se groupèrent sur des canots grossiers et se dirigèrent laborieusement vers le seul continent à portée de vision. Grâce à la protection d’Élune, Malfurion, Tyrande et Cénarius avaient survécu à la Grande Fracture. Les héros épuisés acceptèrent de conduire leurs compagnons survivants et de fonder une nouvelle demeure pour leur peuple.

Tandis qu’ils progressaient en silence, ils observèrent le naufrage de leur monde et réalisèrent que leurs passions avaient conduit à cette immense destruction tout autour d’eux. Sargeras et sa Légion avaient été chassés du monde par la destruction du Puits, mais Malfurion et ses compagnons ne pouvaient que pleurer sur le terrible coût de leur victoire.

Il restait de nombreux Bien-nés parmi les survivants qui gagnèrent les rives de la nouvelle terre avec les autres elfes de la nuit. Malfurion n’avait pas confiance en leurs intentions, mais il était rassuré par leur incapacité à causer du tort sans les énergies du Puits.

En prenant pied sur les rivages de la nouvelle terre, le peuple fatigué des elfes de la nuit découvrit que la montagne sainte, Hyjal, se dressait toujours. Cherchant un nouveau foyer où s’établir, Malfurion et les elfes de la nuit gravirent les pentes du mont Hyjal et atteignirent ses sommets venteux. En descendant dans la vallée boisée protégée par les remparts montagneux, ils trouvèrent un petit lac paisible. A leur grande horreur, ils découvrirent que les eaux du lac étaient gorgées de magie.

Illidan, ayant survécu à la Fracture, avait atteint le sommet du mont Hyjal bien avant Malfurion et les elfes de la nuit. Dans son désir dément de maintenir le flux de la magie dans le monde, Illidan avait versé le contenu de ses fioles, remplies des eaux précieuses du Puits d’éternité, dans le lac de la montagne.

Les puissantes énergies enchantées se répandirent rapidement, créant une sorte de nouveau Puits d’éternité. Illidan, fou de joie, pensait que ce nouveau puits serait un don pour les générations à venir. Il fut choqué de la réaction négative de Malfurion. Ce dernier expliqua à son frère que la magie était intrinsèquement chaotique et que son utilisation conduirait inéluctablement à l’extension de la corruption et de la guerre. Pourtant, Illidan refusa de renoncer à ses pouvoirs magiques.

Sachant pertinemment où les plans déloyaux d’Illidan pouvaient mener, Malfurion décida d’en finir une fois pour toutes avec ce frère assoiffé de pouvoir. Avec l’aide de Cénarius, Malfurion enferma Illidan dans une vaste chambre souterraine où il devait rester enchaîné, privé de sa puissance, jusqu’à la fin des temps. Pour s’assurer que son frère resterait prisonnier, Malfurion confia la surveillance du captif à Maiev Chantelombre.
Craignant que la destruction du nouveau Puits ne déclenche une catastrophe plus terrible encore, les elfes de la nuit décidèrent de le laisser perdurer. Mais Malfurion déclara que jamais plus les arts de la magie ne devaient être pratiqués. Sous la surveillance attentive de Cénarius, les elfes commencèrent à étudier les arts anciens des druides qui leur permettraient de panser les plaies de la terre ravagée et de faire renaître leurs chères forêts au pied du mont Hyjal.

Une fois Kel’Thuzad rétabli, Arthas mena le Fléau vers le sud, en direction de Dalaran. Là, la Liche souhaitait obtenir le puissant livre de sorts de Medivh et l’utiliser pour invoquer Archimonde. Ce dernier pourrait alors préparer l’invasion finale de la Légion. Même les magiciens du Kirin Tor ne purent empêcher les forces d’Arthas de voler le livre de Medivh et Kel’Thuzad eut bientôt tout ce dont il avait besoin pour lancer le sort.
Après dix millénaires, le puissant démon Archimonde et son hôte émergèrent de nouveau dans le monde d’Azeroth. Mais Dalaran n’était pas leur ultime destination. Commandés par Kil’jaeden lui-même, Archimonde et ses démons suivirent le Fléau mort-vivant en Kalimdor, dans le but de détruire Nordrassil, l’Arbre-Monde.

Au milieu de ce chaos, un mystérieux prophète solitaire apparut pour guider les races mortelles. Ce n’était autre que Medivh, le dernier Gardien miraculeusement revenu de l’Au-delà pour trouver la rédemption de ses crimes passés. Medivh enseigna à la Horde et à l’Alliance les dangers qui se profilaient et les pressa de s’allier.

Mais il dut traiter séparément les orcs et les humains, lassés par des années de guerre. Il utilisa la prophétie et le mensonge pour les mener au-delà des mers dans les terres légendaires de Kalimdor. Les orcs et les humains rencontrèrent vite la civilisation longtemps recluse des Kaldorei.
Les orcs, menés par Thrall, souffrirent une série de revers au cours de leur voyage à travers Kalimdor. Ils se lièrent d’amitié avec Cairne Sabot-de-Sang et ses puissants guerriers taurens, mais beaucoup d’orcs succombèrent à la soif de sang qui les avait corrompus pendant des années. Le plus grand lieutenant de Thrall, Grom Hurlenfer, trahit même la Horde en se livrant à ses plus bas instincts.

Tandis que Hurlenfer et ses loyaux guerriers Chanteguerre avançaient dans les forêts d’Orneval, ils se heurtèrent aux anciennes Sentinelles des elfes de la nuit. Certain que les orcs avaient renoué avec leurs pulsions guerrières, le demi-dieu Cénarius apparut pour repousser Hurlenfer et ses orcs. Mais Hurlenfer et ses troupes, emplis de haine et de rage surnaturelles, parvinrent à tuer Cénarius et à corrompre les vieilles forêts.

Finalement, Hurlenfer racheta son honneur en aidant Thrall à battre Mannoroth, le seigneur démon qui avait le premier corrompu les orcs avec son sang porteur de rage et de haine. Mannoroth éliminé, la malédiction des orcs fut levée.

Tandis que Medivh travaillait à convaincre les orcs et les humains de s’allier, les elfes de la nuit combattirent la Légion selon leurs propres méthodes. Tyrande Murmevent, la grande prêtresse immortelle des Sentinelles, combattit avec l’énergie du désespoir pour empêcher les démons et les morts-vivants de submerger les forêts d’Orneval. Tyrande réalisa qu’elle avait besoin d’aide. Elle alla donc éveiller les druides elfes de leur sommeil millénaire.

Appelant son amour de toujours, Malfurion Hurlorage, Tyrande parvint à galvaniser ses défenses et à repousser la Légion. Avec l’aide de Malfurion, elle fit se lever la nature elle-même pour vaincre la Légion et le Fléau.

En cherchant d’autres druides à éveiller, Malfurion trouva l’ancienne prison où il avait enchaîné son frère Illidan. Convaincu qu’Illidan l’aiderait contre la Légion, Tyrande le libéra. Illidan les aida bien pendant un temps, mais s’écarta finalement pour s’occuper de ses propres affaires.

Les elfes de la nuit s’unirent pour combattre la Légion ardente avec une extrême détermination. La Légion n’avait jamais cessé de vouloir accéder au Puits d’éternité, depuis longtemps source de la vitalité de l’Arbre-Monde et cœur du royaume des elfes de la nuit. Si leur assaut contre l’arbre réussissait, les démons parviendraient à disloquer le monde.

Kil’jaeden renvoya la prison glacée de Ner’zhul dans le monde d’Azeroth. Le cristal dur traversa le ciel nocturne et s’écrasa au sol dans le désert arctique de Norfendre avant de disparaître au plus profond du glacier de la Couronne de glace. Le cristal gelé, endommagé par cette brutale descente, prit l’aspect d’un trône, et l’esprit assoiffé de vengeance de Ner’zhul ne tarda pas à remuer à l’intérieur.

Prisonnier du Trône de glace, Ner’zhul déploya son immense conscience des choses et atteignit les esprits des indigènes de Norfendre. Avec une déconcertante facilité, il réduisit en esclavage les trolls des glaces et les violents wendigos, recouvrant de son ombre grandissante ces peuples vils. Il découvrit que ses pouvoirs psychiques étaient presque sans limite, et les utilisa pour créer une petite armée qu’il abrita dans les couloirs labyrinthiques de la Couronne de glace.

Le roi-liche accroissait ainsi ses pouvoirs sous la surveillance permanente des seigneurs de l’effroi, lorsqu’il découvrit un petit campement humain aux confins du vaste royaume des dragons. Ner’zhul décida de tester sa puissance et sa peste mortelle sur les humains qui ne suspectaient rien.

Ner’zhul envoya une pestilence de non-mort née dans les profondeurs du Trône de glace sur les terres arctiques. Contrôlant cette peste par la seule force de sa volonté, il la conduisit jusque dans les villages humains. En trois jours, tous les humains avaient péri. Presque aussitôt, les villageois morts se relevèrent sous la forme de cadavres zombifiés. Ner’zhul était capable de ressentir leur esprit et leurs pensées comme s’ils faisaient partie de lui.
Cette cacophonie rugissant dans son esprit lui permit de croître encore en puissance, comme s’il se nourrissait de ces âmes. Il découvrit qu’il était très facile de contrôler les actions des zombies et d’en faire ce que bon lui semblait.

Pendant les mois qui suivirent, Ner’zhul continua de faire des expériences avec sa peste morte-vivante en s’appropriant tous les habitants humains de Norfendre. Son armée de morts-vivants grossissait chaque jour et il savait que l’heure de la confrontation véritable approchait.

À cette époque, le Fléau mort-vivant avait transformé Lordaeron et Quel’Thalas. Ces deux contrées étaient devenues les Maleterres maudites et contaminées. Il ne restait que quelques poches de résistance de l’Alliance. L’une d’elles, composée essentiellement de hauts-elfes, était menée par le dernier héritier des Haut-Soleil : le prince Kael’thas.

Kael, lui-même magicien accompli, eut vent des défaillances de l’Alliance. Les hauts-elfes pleuraient la perte de leur terre natale et décidèrent de prendre le nom d’elfes de sang en souvenir de leur peuple décimé. Tout en luttant pour repousser le Fléau, ils souffraient d’avoir été coupés du Puits qui leur avait conféré leurs pouvoirs.

Voulant désespérément trouver un remède à l’accoutumance de son peuple à la magie, Kael fit l’impensable : il accepta l’héritage ancestral des Bien-nés et se joignit à Illidan et ses nagas dans l’espoir de trouver une nouvelle source de puissance magique. Les autres commandants de l’Alliance condamnèrent la traîtrise des elfes de sang et les rejetèrent définitivement.

N’ayant nulle part où aller, Kael et ses elfes de sang suivirent dame Vashj en Outreterre pour s’en prendre à Maiev, qui avait mis la main sur Illidan. L’assaut combiné des nagas et des elfes de sang vint à bout de Maiev et permit de libérer Illidan. Depuis l’Outreterre, Illidan rassembla des forces pour une seconde attaque contre le roi-liche et la forteresse de la Couronne de glace.

Pendant que Thrall libérait ses frères à Lordaeron, Ner’zhul continuait d’accroître sa puissance en Norfendre. Une vaste citadelle fut érigée au-dessus de la Couronne de glace, remplie de légions grandissantes de morts-vivants. Cependant, tandis que le roi-liche faisait croître son influence sur le pays, un empire oublié se dressa contre lui.

L’antique royaume souterrain d’Azjol-Nerub, fondé par une race de sinistres araignées à forme humaine, envoya ses guerriers d’élite contre la Couronne de glace et mit un frein à la faim inextinguible de puissance du roi-liche. À sa grande frustration, Ner’zhul découvrit que les nérubiens étaient non seulement immunisés contre sa peste, mais aussi contre ses pouvoirs télépathiques.

Les seigneurs-araignées nérubiens dirigeaient de vastes forces et disposaient d’un réseau souterrain qui s’étendait sous presque la moitié de Norfendre. Leur tactique de harcèlement par raids contre les bastions du roi-liche l’empêchait de se débarrasser d’eux. Finalement, Ner’zhul gagna sa guerre contre les nérubiens par usure. Avec l’aide des seigneurs de l’effroi, déchaînés, et de l’armée innombrable de ses guerriers morts-vivants, le roi-liche envahit Azjol-Nerub et fit s’écrouler les temples souterrains des seigneurs-araignées sur leurs têtes.

Bien que les nérubiens fussent immunisés contre la peste, les pouvoirs nécromanciens grandissants de Ner’zhul lui permirent de relever le cadavre des guerriers nérubiens morts et de les soumettre à sa volonté. En témoignage de leur ténacité et de leur courage, Ner’zhul adopta le style architectural particulier de ces êtres-araignées pour ses propres bâtiments.

Libre de diriger son royaume sans opposition, le roi-liche commença à se préparer pour sa vraie mission dans le monde. Lançant sa vaste conscience des éléments à l’assaut des terres humaines, le roi appela toutes les âmes sombres susceptibles de l’écouter…

Tandis que Kil’jaeden préparait la Horde pour l’invasion d’Azeroth, Medivh continuait à disputer son âme à Sargeras. Le roi Llane, noble monarque de Hurlevent, se rendit compte des ténèbres qui semblaient souiller l’esprit de son ancien ami.

Le roi Llane fit part de ses inquiétudes à Anduin Lothar, le dernier descendant de la lignée Arathi, qu’il avait désigné comme son lieutenant. Aucun d’entre eux n’imaginait pourtant quelles horreurs allait déclencher la lente descente de Medivh vers la folie.

Comme ultime incitation, Sargeras promit un grand pouvoir à Gul’dan s’il acceptait de mener la Horde jusqu’à Azeroth. À travers Medivh, Sargeras dit au démoniste qu’il pourrait devenir un dieu vivant s’il découvrait la tombe sous-marine où la Gardienne Aegwynn avait placé le corps désarticulé de Sargeras presque mille ans plus tôt.

Gul’dan accepta et décida qu’une fois que les citoyens d’Azeroth seraient battus, il trouverait la tombe légendaire et demanderait sa récompense. Désormais certain que la Horde servirait ses desseins, Sargeras ordonna le début de l’invasion.

Ensemble, Medivh et les démonistes du Conseil des ombres ouvrirent la voie connue sous le nom de Porte des ténèbres. Cette voie menait d’Azeroth à Draenor, et elle était assez vaste pour permettre à des armées de l’emprunter. Gul’dan envoya les éclaireurs orcs par la Porte pour explorer les terres qu’il entendait conquérir. Les éclaireurs, en revenant, assurèrent au Conseil des ombres que le monde d’Azeroth était prêt à tomber entre leurs mains.

Toujours convaincu que la corruption de Gul’dan allait détruire son peuple, Durotan se prononça une fois de plus contre les démonistes. Le brave guerrier affirma que les démonistes détruisaient la pureté de l’esprit des orcs et que cette invasion signerait leur perte. Gul’dan, ne pouvant tuer un héros si populaire, dut exiler Durotan et le clan Loup-de-givre dans les terres les plus reculées de ce nouveau monde.

Lorsque les exilés du clan Loup-de-givre passèrent le portail, quelques clans d’orcs seulement les suivirent. Ils établirent rapidement une base d’opérations dans le Noir marécage, une zone sombre et marécageuse à l’est du royaume de Hurlevent. En se lançant à l’exploration de ces nouvelles terres, les orcs entrèrent immédiatement en conflit avec les défenseurs de Hurlevent.

Ces escarmouches ne duraient jamais longtemps, mais elles illustraient les forces et faiblesses respectives des armées en présence. Llane et Lothar ne furent jamais en mesure de rassembler des données précises sur le nombre des orcs et en furent contraints à spéculer sur les forces qu’ils auraient à affronter.

Il fallut quelques années à la majorité de la Horde pour venir sur Azeroth, et Gul’dan décida que l’heure d’une première attaque contre l’humanité était venue. La Horde lança toute sa puissance contre le royaume de Hurlevent, qui ne s’y attendait pas.

Alors que les forces d’Azeroth et de la Horde s’affrontaient partout dans le royaume, des dissensions se firent jour au sein des deux armées. Le roi Llane, qui croyaient les orcs bestiaux incapables de conquérir Azeroth, restait avec dédain dans sa capitale de Hurlevent. Mais le seigneur Lothar était convaincu que le combat devait être porté directement au cœur du territoire ennemi, et il eut à choisir entre ses convictions et sa loyauté envers le roi.

Choisissant de suivre son instinct, Lothar mit à sac la forteresse de Medivh à Karazhan avec l’aide du jeune apprenti sorcier Khadgar. Khadgar et Lothar parvinrent à vaincre le Gardien possédé, qui était sans doute possible la source du conflit.

En détruisant le corps de Medivh, Lothar et le jeune apprenti bannirent sans le vouloir l’esprit de Sargeras dans les abîmes. En conséquence, le pur et vertueux esprit de Medivh put survivre et continua d’errer dans le plan astral pendant des années.

En dépit de la défaite de Medivh, la Horde continua à prendre l’avantage sur les défenseurs de Hurlevent. Alors que la victoire de la Horde semblait inéluctable, Orgrim Marteau-du-Destin, l’un des plus grands chefs des orcs, eut la révélation de la corruption et de la dépravation qui se répandaient dans les clans.

Son vieux camarade Durotan revint d’exil et l’avertit une fois encore de la trahison de Gul’dan. Les assassins de Gul’dan tuèrent immédiatement Durotan et sa famille, ne laissant en vie qu’un enfant en bas âge. Marteau-du-Destin ignorait que le fils de Durotan avait été trouvé par un officier humain, Aedelas Landenoire, et réduit en esclavage.

Ce petit orc allait un jour devenir le plus grand chef que son peuple ait jamais connu.

Enragé par la mort de Durotan, Orgrim libéra la Horde de la corruption démoniaque et se mit à la tête des orcs en tuant l’homme de paille de Gul’dan, Main-noire. Sous son commandement vigoureux, la Horde vint finalement assiéger le donjon de Hurlevent.

Le roi Llane avait nettement sous-estimé la puissance de la Horde, et il regarda impuissant son royaume s’effondrer sous l’assaut des envahisseurs à la peau verte. Il finit par être tué par un des plus subtils assassins du Conseil des ombres, la demi-orc Garona.

Lothar et ses guerriers, en revenant de Karazhan, espéraient endiguer les massacres et sauver leur terre naguère glorieuse. Mais ils revinrent trop tard et trouvèrent leur bien-aimé royaume en ruine. La Horde continuait de ravager la région et s’emparait de toutes les terres. Forcés de se cacher, Lothar et ses compagnons jurèrent de reprendre leur royaume à n’importe quel prix.

Quelques mois seulement après l’achèvement de Rempart-du-Néant, les énergies de la Porte des ténèbres se confondirent pour ouvrir un nouveau chemin vers Draenor. Les clans orcs rescapés, sous la conduite d’un chaman âgé, Ner’zhul, se ruèrent de nouveau dans Azeroth. Les orcs étaient décidés à voler des objets magiques capables d’augmenter les pouvoirs de Ner’zhul, afin d’ouvrir de nouveaux portails dans Draenor. Ils pensaient pouvoir fuir ainsi, à jamais, leur monde maudit.

Convaincu que Ner’zhul planifiait une nouvelle offensive contre l’Alliance, le roi Terenas de Lordaeron envoya ses armées à Draenor pour mettre fin, une fois pour toutes, à la menace des orcs. Conduits par Khadgar et le général Turalyon, les forces de l’Alliance se heurtèrent aux orcs sur les terres calcinées. Même avec l’aide du Forestier elfe Alleria, du nain Kurdran et du vétéran Danath, Khadgar ne parvint pas à empêcher Ner’zhul d’ouvrir ses portails vers d’autres mondes.

Les puissantes tempêtes magiques déclenchées par les énergies convergentes des portails commencèrent à déchiqueter les terres déjà ravagées. Ner’zhul, suivi de ses serviteurs les plus précieux, parvint à s’échapper à travers l’un des portails tandis que Khadgar luttait désespérément pour repousser les autres orcs vers Azeroth. Comprenant qu’ils allaient se retrouver prisonniers d’un monde à l’agonie, Khadgar et ses compagnons décidèrent héroïquement de détruire la Porte des ténèbres. Ainsi, Azeroth serait épargné par l’effondrement violent de Draenor.

Selon toutes les chroniques, les héros parvinrent à détruire la Porte et à sauver Azeroth. Mais nul ne sait s’ils échappèrent à la destruction de Draenor.

Ner’zhul et ses serviteurs entrèrent dans le Néant distordu, un plan éthéré qui reliait tous les mondes éparpillés dans la Ténèbre de l’Au-delà. Malheureusement, Kil’jaeden et ses serviteurs démoniaques les attendaient. Kil’jaeden, qui avait juré de se venger de Ner’zhul et de sa fière indépendance, déchiqueta le vieux chaman morceau par morceau.

Kil’jaeden garda l’esprit du chaman vivant et intact, pour que Ner’zhul éprouve jusqu’au bout la douleur physique de son démembrement. Ner’zhul implora le démon de libérer son esprit et de lui procurer la paix de la mort, mais le démon répliqua que le Pacte de sang qu’ils avaient conclu il y a longtemps n’était pas abrogé. Il avait l’intention d’utiliser encore son pion dans l’avenir.

L’incapacité des orcs à conquérir le monde pour le compte de la Légion ardente força Kil’jaeden à créer une nouvelle armée pour jeter le chaos dans les royaumes d’Azeroth. Cette nouvelle armée ne devait pas être l’objet des mêmes rivalités mesquines dont la Horde avait souffert. Il lui faudrait être sans merci et focalisée sur sa mission. Cette fois, Kil’jaeden ne pouvait se permettre d’échouer.

Tout en maintenant Ner’zhul dans l’état douloureux d’esprit immobile et sans repos, Kil’jaeden lui donna une dernière chance de servir la Légion pour échapper aux tourments éternels. Une fois encore, égoïste, Ner’zhul accepta la proposition du démon. L’esprit de Ner’zhul fut insufflé à un bloc taillé dans la glace dure comme du diamant que l’on trouve aux confins du Néant distordu.

Enchâssé dans son carcan glacial, Ner’zhul sentit sa conscience se développer et s’étendre comme jamais. Entouré par les pouvoirs chaotiques du démon, Ner’zhul devint une créature spectrale d’un pouvoir incommensurable. À cette époque, les orcs tels que Ner’zhul les avait connus étaient dispersés pour toujours. Le roi-liche était né.

Les fidèles chevaliers de la mort et les démonistes de Ner’zhul furent également transformés par les énergies chaotiques du démon. Les lanceurs de sort maudits furent décomposés et recréés sous forme de liches squelettiques. Les démons s’étaient assurés que même dans la mort, les serviteurs de Ner’zhul le serviraient sans poser de question.

Lorsque l’heure fut venue, Kil’jaeden expliqua patiemment la mission pour laquelle il avait créé le roi-liche : Ner’zhul allait devoir répandre une peste de mort et de terreur à travers Azeroth pour y faire disparaître à jamais la civilisation humaine. Tous ceux qui mourraient se joindraient à l’armée des morts-vivants… et leur esprit serait soumis à la volonté de fer de Ner’zhul, à jamais.
Kil’jaeden promit que si Ner’zhul accomplissait cette abjecte mission de destruction de l’humanité, il serait libéré de la malédiction et recevrait un nouveau corps sain dans lequel habiter.

Ner’zhul ne protesta pas et semblait désireux de bien remplir son rôle, mais Kil’jaeden restait sceptique quant à sa loyauté. Il garda le roi-liche loin de tout corps, enfermé dans sa gangue de cristal, pour s’assurer de sa docilité à court terme, mais le démon savait qu’il lui fallait garder un œil vigilant sur le roi-liche. Pour ce faire, Kil’jaeden appela l’élite de ses gardes démoniaques, les seigneurs de l’effroi vampiriques, à surveiller Ner’zhul et à s’assurer qu’il remplissait sa terrible mission.

Tichondrius, le plus puissant et le plus avisé des seigneurs de l’effroi, releva le gant, fasciné par la brutalité de la peste et par le pouvoir du roi-liche à accomplir un vrai génocide.

À l’époque de la naissance de Medivh, Kil’jaeden le Menteur était assis et ruminait parmi ses serviteurs dans le Néant distordu. Le seigneur démon, sous les ordres de son maître Sargeras, préparait la seconde invasion d’Azeroth par la Légion ardente.

Cette fois-ci, aucune erreur ne serait autorisée. Kil’jaeden se dit qu’il avait besoin d’une nouvelle force pour affaiblir les défenses d’Azeroth avant que la Légion ne mette le pied sur le monde. Si les races mortelles, comme les elfes de la nuit et les dragons, étaient forcées de repousser une nouvelle menace, elles seraient trop affaiblies pour opposer une véritable résistance à l’arrivée de la Légion.

C’est à cette époque que Kil’jaeden découvrit le monde luxuriant de Draenor qui flottait paisiblement dans la Ténèbre de l’Au-delà. Terre des orcs chamaniques et des paisibles draeneï, Draenor était aussi idyllique que vaste.

Les nobles clans orcs régnaient sur les prairies et chassaient par sport, tandis que les curieux draeneï construisaient des villes grossières sur les monts et les pics du monde. Kil’jaeden savait que les citoyens de Draenor avaient un grand potentiel et pouvaient servir la Légion ardente si on les dirigeait de façon appropriée.

Des deux races, Kil’jaeden comprit que les guerriers orcs étaient les plus sensibles à la corruption de la Légion. Il ensorcela le plus ancien des chamans orcs, Ner’zhul, de la même manière que Sargeras avait pris le contrôle de la reine Azshara par le passé. Utilisant ce chaman rusé comme conducteur, le démon répandit le goût du sang et la sauvagerie dans les clans des orcs.

Rapidement, la race spirituelle était devenue un peuple assoiffé de sang. Kil’jaeden poussa Ner’zhul et son peuple à franchir la dernière étape : s’abandonner complètement à la recherche de la mort et de la guerre. Mais le vieux chaman, sentant que son peuple deviendrait à jamais esclave de la haine, résista aux ordres du démon.

Frustré par la résistance de Ner’zhul, Kil’jaeden chercha un autre orc qui livrerait son peuple à la Légion. Rusé, le seigneur démon finit par trouver le disciple docile qu’il cherchait : l’ambitieux apprenti de Ner’zhul, Gul’dan. Kil’jaeden promit à Gul’dan une puissance sans borne en échange de son obéissance absolue.

Le jeune orc devint l’avide étudiant de la magie démoniaque et devint le plus puissant démoniste mortel jamais connu. Il apprit à d’autres jeunes orcs les arts des arcanes et tenta d’éradiquer les traditions chamaniques des orcs. Gul’dan enseigna une nouvelle sorte de magie à ses frères, un terrible pouvoir qui empestait le mal.

Kil’jaeden, cherchant à renforcer sa mainmise sur les orcs, aida Gul’dan à fonder le Conseil des ombres, une secte secrète qui manipulait les clans et diffusait l’utilisation de la magie démoniaque à travers Draenor. Comme de plus en plus d’orcs commençaient à maîtriser la magie des démonistes, les champs paisibles de Draenor commencèrent à s’assombrir. Avec le temps, les vastes prairies que les orcs avaient habitées pendant des générations disparurent pour laisser place à un sol rouge et nu. Les énergies démoniaques tuaient lentement le monde.

Les hauts-elfes, menés par Dath’Remar, quittèrent Kalimdor et affrontèrent les tempêtes du Maelström. Leur flotte erra aux bords des rivages déchiquetés pendant de longues années, et ils découvrirent bien des mystères et bien des royaumes perdus au cours de leur voyage. Dath’Remar, qui avait pris le surnom de Haut-Soleil (ou « Celui qui marche de jour »), cherchait un endroit gorgé de puissance naturelle pour y bâtir un nouveau foyer pour son peuple.

Sa flotte finit par s’arrêter sur les plages d’un monde que les hommes appelleraient un jour Lordaeron. En s’enfonçant dans les terres, les hauts-elfes fondèrent un campement dans les paisibles clairières de Tirisfal. Après quelques années, beaucoup d’entre eux commencèrent à devenir fous. On pensa que quelque mal inconnu dormait dans cette région du monde, mais on ne put jamais prouver ces rumeurs. Les hauts-elfes se remirent en route vers le nord, vers une autre terre convenant à leurs besoins.

Tandis que les hauts-elfes traversaient les terres montagneuses de Lordaeron, leur voyage devint de plus en plus périlleux. Coupés des énergies vitales du Puits d’éternité, beaucoup succombèrent au climat glacial ou moururent de faim. Le changement le plus radical fut qu’ils n’étaient plus immortels ni protégés contre les éléments.

Leur taille diminua et leur peau perdit sa teinte violette caractéristique. Ils rencontrèrent de nombreuses créatures étranges qui n’avaient jamais été vues dans Kalimdor. Ils trouvèrent également des tribus humaines primitives qui chassaient dans les anciennes forêts. Mais la plus grande menace à laquelle ils furent confrontés fut les trolls des forêts de Zul’Aman.

Ces trolls à peau de mousse pouvaient régénérer des membres perdus et soigner de graves blessures physiques. Ils constituaient une race barbare et maléfique. L’empire Amani s’étendait sur le nord de Lordaeron, et les trolls combattirent sauvagement pour repousser les étrangers. Les elfes développèrent une haine farouche contre les méprisables trolls et les tuèrent à vue à chaque fois que ce fut possible.

Après de longues années, les hauts-elfes trouvèrent finalement une terre qui leur rappelait Kalimdor. Au fond des forêts septentrionales du continent, ils fondèrent le royaume de Quel’Thalas et jurèrent de créer un puissant empire qui ridiculiserait celui de leurs cousins kaldorei. Malheureusement, ils apprirent rapidement que Quel’Thalas était fondée sur une ancienne cité des trolls que ces derniers considéraient comme sacrée. Immédiatement, les trolls attaquèrent les campements des elfes.

Têtus, les elfes, qui ne voulaient pas abandonner leur nouvelle terre, utilisèrent la magie qu’ils avaient soutirée au Puits d’éternité pour tenir à distance les trolls. Sous le commandement de Dath’Remar, ils parvinrent à vaincre les forces des Amani à un contre dix. Certains elfes, attentifs aux vieux avertissements des Kaldorei, sentirent qu’une telle utilisation de la magie pouvait éveiller l’attention de la Légion ardente.

Ils décidèrent donc de masquer leurs terres d’une barrière de protection qui leur permettrait, à couvert, de pratiquer leurs enchantements. Ils bâtirent une série de Monolithes en pierres runiques à différents endroits, autour de Quel’Thalas, marquant ainsi les frontières de la barrière magique. Non seulement les Pierres runiques cachaient la magie des elfes aux menaces extra-dimensionnelles, mais elles contribuèrent à effrayer les trolls superstitieux.

Au fur et à mesure que le temps passait, Quel’Thalas devint un somptueux monument à la gloire des hauts-elfes et de leur habileté magique. Ses splendides palais étaient bâtis dans le même style architectural que les anciens halls de Kalimdor, mais en intégrant la topographie naturelle de la région. Quel’Thalas était devenu le joyau que les elfes avaient longtemps voulu créer.

La Convocation de Lune-d’Argent fut fondée tandis que les gouvernants de Quel’Thalas, à travers la dynastie des Haut-Soleil, ne conservaient qu’un minimum de pouvoir politique. Comprenant sept des principaux seigneurs hauts-elfes, la Convocation travaillait à assurer la sécurité des elfes. Entourés de leur barrière de protection, les hauts-elfes restaient inébranlables devant les vieux avertissements des Kaldorei et continuaient à utiliser la magie à chaque moment de leur existence.

Pendant presque quatre mille ans, les hauts-elfes vécurent dans les frontières paisibles de leur royaume. Mais les trolls vindicatifs n’étaient pas si faciles à battre. Ils conspirèrent dans les profondeurs des forêts, attendant l’heure où leurs troupes seraient assez nombreuses. Enfin, une puissante armée de trolls sortit des ombres de la forêt et fit le siège de Quel’Thalas.

Avec le temps, les entités démoniaques parvinrent aux mondes des titans depuis le Néant distordu. Le Panthéon élut le plus grand guerrier, Sargeras, et lui confia la charge de défendre le bien. Sargeras, noble géant de bronze fondu, remplit sa tâche pendant d’innombrables millénaires, cherchant et détruisant les démons partout où il pouvait les trouver. Par-delà les éons, Sargeras rencontra deux races démoniaques puissantes, toutes deux régies par l’appétit de puissance et désireuses de dominer l’univers physique.

Les érédars, race sournoise de sorciers démoniaques, utilisèrent leur magie impie pour envahir et réduire en esclavage de nombreux mondes. Les races indigènes de ces mondes furent transformées par les pouvoirs chaotiques des érédars et devinrent elles-mêmes démoniaques.

Les pouvoirs presque sans limite de Sargeras étaient bien suffisants pour détruire les ignobles érédars, mais le titan fut troublé par la corruption de ces créatures et par le Mal qui consumait tout sur son passage. Incapable de comprendre cette dépravation et cette malveillance, le grand titan tomba dans une dépression sans fin. En dépit de son malaise grandissant, Sargeras chercha à débarrasser l’univers des sorciers à jamais, en les enfermant dans une cellule de vide au cœur du Néant distordu.

Alors que sa confusion et sa dépression empiraient, Sargeras dut faire face à un autre groupe décidé à perturber l’ordre des titans : les nathrezims. Cette race obscure de démons vampiriques (également connus sous le nom de seigneurs de l’Effroi) conquit nombre de mondes peuplés en possédant ses habitants et en les transformant en ombres.

Les immondes comploteurs avaient dressé des nations les unes contre les autres en les manipulant par la défiance et la haine aveugle. Sargeras vainquit les nathrezims facilement, mais il fut profondément affecté par leur corruption.

Le noble Sargeras, incapable de lutter contre les doutes et le désespoir frénétiques qui accablaient sa raison, perdit foi non seulement en sa mission mais aussi en la vision des titans d’un univers ordonné. Sargeras commença à croire que le concept même d’ordre était pure démence, et que le chaos et la dépravation étaient les seuls absolus dans le vaste univers sombre et solitaire.

Les autres titans tentèrent de le convaincre de son erreur et de mettre du baume sur son cœur meurtri, mais il repoussa leurs arguments comme de simples illusions. Sargeras quitta leurs rangs pour toujours afin de trouver sa propre place dans l’univers. Le Panthéon fut attristé de son départ mais ne pouvait imaginer ce qu’il adviendrait de lui.

Tandis que la folie de Sargeras détruisait les derniers vestiges de son noble esprit, il commença à penser que les titans étaient les vrais responsables de l’échec de la création. Il décida finalement de détruire leur travail à travers tout l’univers et il commença à rassembler une armée invincible qui nettoierait l’univers physique par le feu.

Même la forme gigantesque de Sargeras fut transformée par la corruption qui gangrenait son cœur naguère noble. Ses yeux, ses cheveux et sa barbe devinrent des foyers ardents et sa peau de bronze s’ouvrit pour révéler une fournaise sans fin de fureur et de haine.

Dans sa folie, Sargeras ouvrit la prison des érédars et des nathrezims et libéra les infâmes démons. Rusés, les démons s’inclinèrent devant la colère sans borne et le pouvoir du titan, s’offrirent à lui et lui promirent de le servir de toutes les manières qu’ils pourraient. Dans les rangs des puissants érédars, Sargeras choisit deux champions pour commander son armée démoniaque destinée à la destruction.

Kil’jaeden le Trompeur fut choisi pour trouver les races les plus sombres de l’univers et les attirer dans l’ombre de Sargeras. Le second champion, Archimonde le Profanateur, fut choisi pour conduire les vastes armées de Sargeras au combat contre quiconque se dresserait contre le titan noir.
Le premier acte de Kil’jaeden consista à placer les seigneurs de l’Effroi sous son terrible pouvoir. Les seigneurs de l’Effroi devinrent ses agents préférés et sa garde d’élite à travers l’univers. Ils prenaient plaisir à leur travail, qui consistait à trouver des races primitives susceptibles d’être corrompues par leur maître. Le premier des seigneurs de l’Effroi était Tichondrius le Sombre. Tichondrius était un soldat parfait pour Kil’jaeden. Il accepta de porter la volonté embrasée de Sargeras jusqu’aux confins de l’univers.

Le puissant Archimonde utilisa également ses propres agents. Il fit appel aux maléfiques seigneurs des Abîmes et à leur abject dirigeant, Mannoroth le Destructeur, espérant forger une élite de combat capable de tuer toute vie dans la création.

Sargeras, voyant que ses armées étaient rassemblées et prêtes à suivre ses ordres, lança ses forces tempétueuses dans les immenses étendues de la grande Ténèbre. Il décida de nommer son armée sans cesse plus nombreuse la Légion ardente. On ne sait toujours pas à ce jour combien de mondes ont été consumés et brûlés dans cette croisade impie à travers l’univers.

Au cours de l’invasion d’Orneval par la Légion, Illidan fut libéré de sa prison après dix mille ans de captivité. Bien que cherchant à apaiser ses camarades, il retrouva rapidement sa véritable forme et consuma les énergies d’un puissant artéfact magique nommé le Crâne de Gul’dan.
Ainsi, Illidan développa en lui des caractéristiques démoniaques et une terrible puissance. Il retrouva aussi une partie des souvenirs de Gul’dan, notamment ceux concernant la Tombe de Sargeras, le donjon insulaire dont on disait qu’il abritait les restes du titan noir, Sargeras.
Empli de puissance et libre de ravager à nouveau le monde, Illidan chercha à prendre sa place dans le grand ordonnancement des choses. Cependant, Kil’jaeden se montra à Illidan et lui fit une offre qu’il ne pouvait refuser. Kil’jaeden était furieux de la défaite d’Archimonde au Mont Hyjal, mais la vengeance n’était pas son principal souci.

Sentant que sa création, le roi-liche, devenait trop puissante pour être contrôlée, Kil’jaeden ordonna à Illidan de détruire Ner’zhul et de mettre fin au Fléau mort-vivant une fois pour toutes. En échange, Illidan recevrait un pouvoir sans précédent et une vraie place parmi les seigneurs restants de la Légion ardente.

Illidan accepta et partit immédiatement détruire le Trône de glace, le château de cristal de givre où résidait l’esprit du roi-liche. Illidan savait qu’il aurait besoin pour cette mission d’un puissant artéfact. Utilisant le savoir qu’il avait reçu des souvenirs de Gul’dan, Illidan décida de chercher la tombe de Sargeras et de s’emparer des restes du titan noir.

Il fit appel à de vieux liens avec les Bien-nés et attira les nagas hors de leurs antres sous-marins. Menés par la rusée dame Vashj, les nagas aidèrent Illidan à atteindre les Îles brisées, où l’on disait que la Tombe de Sargeras se trouvait.

Tandis qu’Illidan se mettait en route avec les nagas, Maiev Chantelombre commença à le pourchasser. Maiev avait été le gardien d’Illidan pendant dix mille ans et voulait à tout prix le reprendre. Cependant, Illidan sut éviter Maiev et ses gardiens et réussit à récupérer l’Œil de Sargeras en dépit de ses efforts. Riche de cette puissante relique, Illidan se mit en route vers l’ancienne cité des mages de Dalaran.

Aidé par les lignes d’énergie magique de la cité, Illidan utilisa l’Œil pour lancer un sort destructeur contre la citadelle du roi-liche, la Couronne de glace, dans le lointain Norfendre. L’attaque d’Illidan ébranla les défenses du roi-liche et fissura le toit du monde. Au dernier moment, le sort d’Illidan fut arrêté par son frère Malfurion et par la prêtresse Tyrande, venus à la rescousse de Maiev.

Sachant que Kil’jaeden n’apprécierait pas son incapacité à détruire le Trône de glace, Illidan s’enfuit dans la dimension connue sous le nom d’Outreterre : les derniers restes de Draenor, l’ancien monde des orcs. De là, il se prépara à échapper à la colère de Kil’jaeden et à reprendre l’avantage.

Après avoir réussi à stopper Illidan, Malfurion et Tyrande revinrent à la forêt d’Orneval pour veiller sur leur peuple. Maiev, cependant, ne voulut pas abandonner si vite et suivit Illidan en Outreterre, dans le désir de faire justice.

Bien qu’ayant battu tous ceux qu’il voyait désormais comme des ennemis, Arthas était toujours hanté par le fantôme de Kel’Thuzad. Ce dernier lui dit qu’il devait revivre pour la phase suivante du plan du roi-liche. Pour le ressusciter, Arthas devait apporter les restes de Kel’Thuzad vers le mystique Puits de soleil, caché dans le royaume éternel des hauts-elfes de Quel’Thalas.

Arthas et le Fléau envahirent Quel’Thalas et assiégèrent les défenses vacillantes des elfes. Sylvanas Coursevent, général des Forestiers de Lune-d’Argent, combattit vaillamment, mais Arthas finit par balayer l’armée des hauts-elfes et se fraya un passage jusqu’au Puits de soleil. Dans un geste dominateur et cruel, il releva le corps décédé de Sylvanas pour en faire une banshee, condamnée éternellement au service du conquérant de Quel’Thalas.

Enfin, Arthas immergea les restes de Kel’Thuzad dans les eaux saintes du Puits de soleil. Bien que les puissantes eaux d’éternité aient été souillées par cet acte, Kel’Thuzad put renaître sous la forme d’une liche. Ressuscité et bien plus puissant qu’avant, Kel’Thuzad expliqua quelle était l’étape suivante du plan du roi-liche.

Lorsque Arthas et son armée s’en allèrent vers le sud, il n’y avait plus âme qui vive dans Quel’Thalas. Le glorieux foyer des hauts-elfes, vieux de neuf mille ans, n’était plus.

Après le départ de leurs cousins, les elfes de la nuit se consacrèrent de nouveau à la défense de leur terre enchantée. Les druides, sentant approcher à nouveau l’heure de l’hibernation, se préparèrent à dormir en laissant derrière eux leurs familles et leurs proches.

Tyrande, qui était devenue grande prêtresse d’Élune, demanda à son amour de toujours, Malfurion, de ne pas la quitter pour le Rêve d’émeraude d’Ysera. Mais Malfurion, contraint par un pacte d’honneur d’entrer dans le monde onirique, dit adieu à la prêtresse et jura qu’ils ne seraient jamais séparés aussi longtemps qu’ils resteraient fidèles à leur amour.

Tyrande, laissée seule pour protéger Kalimdor contre les dangers du nouveau monde, assembla une puissante force de combat parmi ses sœurs elfes de la nuit. Ces guerrières sans peur et bien entraînées se dévouèrent à la défense de Kalimdor et prirent le nom de Sentinelles. Bien que préférant patrouiller seules dans les forêts d’Orneval, elles avaient beaucoup d’alliés sur lesquels compter en cas d’urgence.

Le demi-dieu Cénarius resta aux alentours du mont Hyjal. Ses fils, connus sous le nom de Gardiens du bosquet, continuaient à surveiller les terres des elfes de la nuit et aidèrent souvent les Sentinelles à maintenir la paix sur la contrée. Même les filles timides de Cénarius, les dryades, furent de plus en plus souvent visibles.

Bien qu’occupée par la garde d’Orneval, Tyrande souffrait tout de même de l’absence de Malfurion à ses côtés. Tandis que les siècles interminables du sommeil des druides passaient, elle commença à redouter de plus en plus une nouvelle invasion démoniaque. Elle ne pouvait se débarrasser de la sensation que la Légion ardente était peut-être toujours proche, au-delà de la grande Ténèbre du ciel, attendant l’heure de sa revanche sur les elfes de la nuit et le monde d’Azeroth.

Il y a 16000 ans environ (bien avant que les elfes de la nuit n’attirent stupidement la colère de la Légion ardente), les trolls régnaient sur la plus grande partie de Kalimdor (qui était alors un continent unique). Il y avait deux empires trolls : les Gurubashi dans les jungles du sud-est, et les Amani dans les terres médianes.

De plus petites tribus vivaient loin au nord (dans la région connue sous le nom de Norfendre). Ces tribus ont fondé une petite nation connue sous le nom de Gundrak, mais n’ont jamais connu la prospérité des empires du sud.

Les empires Gurubashi et Amani ne s’aimaient guère, mais se sont rarement fait la guerre. À l’époque, leur plus grand ennemi commun était un troisième empire, la civilisation d’Azj’Aqir. Les Aqir étaient des insectoïdes intelligents qui régnaient sur les terres de l’ouest lointain. Ces insectoïdes intelligents étaient expansionnistes et maléfiques. Ils étaient obsédés par la destruction des formes de vie non-insectoïdes dans Kalimdor.

Les trolls les combattirent pendant des millénaires mais ne parvinrent jamais à obtenir une victoire décisive sur les Aqir. Finalement, en raison de la persévérance des trolls, le royaume des Aqir se divisa et ses membres fuirent dans des colonies séparées dans les régions les plus au nord et au sud du continent.

Deux cités-états Aqir émergèrent : Azjol-Nerub dans les terres du Nord et Ahn’Qiraj dans le désert du Sud. Les trolls suspectaient l’existence d’autres colonies d’Aqir sous Kalimdor, mais leur existence ne fut jamais vérifiée.

Une fois les insectoïdes contraints à l’exil, les deux empires des trolls reprirent le cours normal de leur existence. En dépit de leur grande victoire, aucune des deux civilisations ne s’étendit au-delà de ses frontières d’origine. Mais d’anciens textes évoquent une petite faction de trolls qui quittèrent l’empire Amani pour fonder une colonie au cœur du continent noir.

Là, ces braves pionniers découvrirent le Puits d’éternité cosmique qui les transforma en créatures dotées d’immenses pouvoirs. Certaines légendes suggèrent que ces trolls aventureux furent les premiers elfes de la nuit, mais cette théorie n’a jamais été prouvée.

Bien que leurs origines restent obscures, il est clair que les elfes de la nuit apparurent peu après la découverte du Puits d’éternité. En dépit des tentatives des trolls pour les empêcher d’étendre leurs territoires, les elfes de la nuit bâtirent un puissant empire qui s’étendit rapidement en Kalimdor. Maîtrisant des magies puissantes dont les trolls superstitieux n’avaient jamais rêvé jusque-là, les elfes de la nuit n’eurent pas de mal à accomplir ce que les Aqir n’avaient pu faire : renverser les deux plus puissants empires du monde.

Les elfes de la nuit brisèrent systématiquement les défenses et les chaînes de ravitaillement des trolls. Ces derniers, incapables de contrer la magie destructrice des elfes, finirent par s’effondrer. Les elfes de la nuit se montrèrent aussi rusés et assoiffés de sang que les trolls, s’attirant le mépris et la haine éternels de ceux-ci. Les empires Gurubashi et Amani se disloquèrent en quelques années.

Finalement, les elfes de la nuit furent brûlés par les feux d’arcanes qu’ils cherchaient à contrôler. Leur utilisation sans mesure de la magie attira dans le monde la Légion ardente. Les démons écrasèrent la plus grosse partie de la civilisation des elfes. Bien qu’aucun document n’indique que la Légion ait attaqué les civilisations des trolls, il est vraisemblable que les combats aient ravagé tout le continent.

À la fin de ce terrible conflit, connu sous le nom de Guerre des Anciens, le Puits d’éternité explosa. L’onde de choc ébranla la terre de Kalimdor. Le centre du continent s’enfonça dans la mer, laissant de petits archipels de continents isolés.

Des restes non négligeables des empires Amani et Gurubashi existent toujours aujourd’hui dans les terres de Quel’Thalas et de Strangleronce. Les royaumes Azj’Aqir d’Azjol-Nerub et d’Ahn’Qiraj ont également survécu en Norfendre et à Tanaris.

Les deux civilisations des trolls ont reculé devant les grandes destructions qui ont marqué le monde où elles étaient nées. Les trolls ont rebâti leurs cités ravagées et se sont efforcés de retrouver une partie de leur ancienne puissance.

Les siècles qui suivirent la Grande Fracture furent difficiles pour les trolls. La famine et la terreur étaient le pain quotidien des royaumes brisés. Les trolls Gurubashi, conduits au désespoir, cherchaient de l’aide auprès d’anciennes forces mystiques. Bien que les deux royaumes des trolls aient partagé une croyance commune dans le grand Panthéon des dieux primitifs, les Gurubashi tombèrent sous l’influence du plus sombre d’entre eux.

Hakkar, l’Ecorcheur des âmes, l’esprit sanguinaire, entendit l’appel des trolls et décida de les aider. Hakkar offrit ses sanglants secrets aux Gurubashi et les aida à développer leur influence sur presque toute la Vallée de Strangleronce et certaines îles des Mers du Sud. Tout en leur apportant une grande puissance, Hakkar exigeait une rétribution de plus en plus importante.

Le dieu assoiffé de sang exigeait que des âmes lui soient sacrifiées chaque jour. Il rêvait d’un accès au monde physique pour pouvoir s’y abreuver au sang des créatures mortelles. Les Gurubashi finirent par réaliser avec quelle créature ils s’étaient acoquinés et se retournèrent contre lui. Les tribus les plus puissantes se dressèrent contre Hakkar et ses prêtres fidèles, les Atal’ai.

La terrible guerre qui suivit entre les disciples d’Hakkar et les autres tribus Gurubashi n’est jamais évoquée qu’à voix basse. L’empire naissant fut ravagé par la magie du dieu furieux et de ses enfants rebelles. Alors que l’issue du combat semblait sans espoir, les trolls parvinrent à détruire l’avatar d’Hakkar et à le bannir du monde.

Même ses prêtres atal’ai furent finalement repoussés de la capitale de Zul’Gurub et contraints de survivre dans les marais inexplorés du Nord. Ils y bâtirent un grand temple à leur dieu déchu, Atal’Hakkar, pour y poursuivre les desseins de leur maître…

Les dernières tribus Gurubashi se séparèrent après la grande guerre civile qui avait transformé leurs terres en ruine. Les Casse-crânes, les Scalps-rouges et les Sombrelances allèrent se tailler leurs propres territoires dans les vastes jungles de Strangleronce. Une paix fragile s’était installée sur l’empire brisé. Certains évoquaient une prophétie selon laquelle Hakkar renaîtrait en ce monde un jour et le consumerait intégralement.

Malgré leur victoire, les races mortelles se retrouvaient dans un monde que la guerre avait déchiré. Le Fléau et la Légion ardente avaient détruit les civilisations de Lordaeron et presque réussi à en faire autant dans Kalimdor. Il y avait des forêts à panser, des rancunes à enterrer, des terres à rebâtir. Chaque race avait été profondément blessée par la guerre, mais toutes se rejoignaient avec altruisme pour tenter un nouveau départ. La paix difficile entre l’Alliance et la Horde donnait l’exemple.

Thrall mena les orcs vers le continent de Kalimdor, où ils fondèrent une nouvelle terre avec l’aide de leurs frères taurens. Ils nommèrent leur nouveau territoire Durotar, en hommage au père assassiné de Thrall, et commencèrent à rebâtir leur société naguère glorieuse.

Maintenant que la menace démoniaque avait pris fin, la Horde cessa d’être une machine de guerre pour devenir une coalition plus souple, dédiée à la survie et à la prospérité plutôt qu’à la conquête. Aidés par les nobles taurens et les trolls rusés de la tribu Sombrelance, Thrall et ses orcs cherchèrent à bâtir une nouvelle ère de paix.

Les forces de l’Alliance restantes, menées par Jaina Portvaillant, s’installèrent dans le sud de Kalimdor. À l’écart de la rive est du marécage d’Âprefange, elles bâtirent la ville portuaire de Theramore. Là, les humains et leurs alliés nains s’employèrent à survivre sur une terre qui leur serait à jamais hostile. Bien que les défenseurs de Durotar et de Theramore se fussent efforcés de maintenir leur trêve, la fragile sérénité des colonies ne devait pas durer.

La paix entre les humains et les orcs fut brisée par l’arrivée d’une puissante flotte de l’Alliance en Kalimdor. Commandée par le Grand amiral Daelin Portvaillant (le père de Jaina), la flotte avait quitté Lordaeron avant la destruction du royaume par Arthas. Ayant péniblement navigué pendant des mois, l’amiral Portvaillant cherchait tous les survivants de l’Alliance qu’il pouvait trouver.

L’armada de Portvaillant constituait une sérieuse menace pour l’équilibre de la région. Héros de la Deuxième guerre, le père de Jaina était un sérieux ennemi de la Horde, et il était décidé à détruire Durotar avant que les orcs ne puissent s’étendre.

Le Grand amiral força Jaina à prendre une terrible décision : le soutenir au combat contre les orcs et trahir ses nouveaux alliés, ou combattre son propre père pour maintenir la paix fragile que l’Alliance et la Horde avaient enfin établie. Après bien des hésitations, Jaina choisit la dernière solution et aida Thrall à vaincre son père.

Malheureusement, l’amiral Portvaillant mourut au combat avant que Jaina ne puisse se réconcilier avec lui ni lui prouver que les orcs n’étaient plus des monstres assoiffés de sang. En remerciement de sa loyauté, les orcs permirent à Jaina et à ses forces de revenir en toute sécurité à Theramore.

Au fil des mois, de plus en plus d’orcs furent envoyés dans les réserves. Les premières réserves étant saturées, l’Alliance dut en créer de nouvelles dans les plaines qui s’étendent au sud des montagnes d’Alterac. Pour entretenir ces réserves, le roi Terenas fut contraint d’imposer une nouvelle taxe aux nations de l’Alliance.

Cet impôt, en plus des tensions politiques nées des disputes territoriales, fut à l’origine d’une importante dissension parmi les chefs de l’Alliance. Le pacte fragile qui rassemblait les nations humaines à l’heure du péril menaçait d’être rompu à tout instant.

Alors que la politique commençait à reprendre le dessus, plusieurs des surveillants des réserves remarquèrent des changements inquiétants dans le caractère des orcs dont ils avaient la charge. Les orcs tentaient de moins en moins souvent de s’échapper des réserves et ils semblaient même perdre leur esprit combatif.

Cela semblait difficile à croire, mais les orcs, que l’on tenait pour la race la plus agressive jamais vue sur Azeroth, étaient tombés dans une sorte de léthargie. Cette nouvelle surprenante pour les chefs de l’Alliance était beaucoup plus inquiétante pour les orcs eux-mêmes, dont la population fondait à vue d’œil.

Certains émirent l’hypothèse qu’une maladie, que ne pourraient contracter que les orcs, était à l’origine de cette léthargie. Mais l’archimage Antonidas de Dalaran proposa une hypothèse plus réaliste. En étudiant l’histoire des orcs, Antonidas découvrit qu’ils étaient tombés sous l’influence d’une puissance démoniaque depuis plusieurs générations.

Il pensait que les orcs avaient été corrompus par les puissances démoniaques bien avant leur première tentative d’invasion d’Azeroth. Il était évident que des démons avaient corrompu le sang des orcs, ce qui leur conférait leur force, leur endurance et leur agressivité inhabituelles.
Antonidas émit la théorie que la léthargie des orcs n’était pas une maladie, mais qu’elle était liée au fait que la corruption démoniaque qui les habitait depuis des générations commençait à disparaître.

Les symptômes étaient évidents, mais Antonidas n’avait aucun remède à proposer. Plusieurs autres mages, ainsi que certains chefs de l’Alliance, estimèrent que trouver un remède serait peut-être même une idée imprudente. Continuant d’observer les orcs et leur mystérieuse condition, Antonidas finit par en conclure que le seul remède possible ne saurait être que spirituel.

Après de longs mois de préparation, Kel’Thuzad et son Culte des damnés frappèrent finalement un premier coup en lançant la peste de non-mort sur Lordaeron. Uther et ses paladins enquêtèrent dans les régions touchées, dans l’espoir de trouver le moyen d’arrêter cette infection. En dépit de leurs efforts, cette dernière continuait à se répandre et menaçait de déchirer l’Alliance.

Tandis que les armées de morts-vivants se déversaient sur Lordaeron, le fils unique de Terenas, le prince Arthas, se porta au-devant du Fléau. Arthas parvint à tuer Kel’Thuzad, mais malgré cela les rangs des morts-vivants s’enrichissaient de chaque soldat mort au combat. Frustré et impuissant devant cette armée innombrable, Arthas prit la décision audacieuse d’en faire la conquête. Ses camarades l’avertirent qu’il risquait d’y perdre son humanité.
La peur et la fermeté d’Arthas furent sa perte. Il remonta à la source de l’infection, Norfendre, désireux de mettre fin définitivement à cette menace. Mais le prince Arthas succomba devant l’immense puissance du roi-liche. Pensant que cela sauverait son peuple, Arthas s’empara de l’épée runique maudite, Deuillegivre.

L’épée lui conféra un immense pouvoir mais lui vola son âme et fit de lui le plus grand des chevaliers de la mort du roi-liche. Son âme rejetée et sa raison détruite, Arthas mena le Fléau contre son propre royaume. Enfin, Arthas assassina son propre père, le roi Terenas, et écrasa Lordaeron sous la botte de fer du roi-liche.

Strom continua d’être le centre névralgique d’Arathor, mais, à la manière de Dalaran, beaucoup de nouvelles cités-états émergèrent sur le continent de Lordaeron. Gilnéas, Alterac, Kul Tiras furent les premières. Chacune avait ses propres coutumes et ses propres règles commerciales, mais toutes se soumettaient à l’autorité unificatrice de Strom.

Sous la garde vigilante de l’Ordre de Tirisfal, Dalaran devint la principale ville d’apprentissage des magiciens. Les magiocrates qui dirigeaient Dalaran fondèrent le Kirin Tor, une secte spécialisée qui avait pour charge de faire l’inventaire des sorts, des artéfacts et des objets magiques connus de l’humanité, et de les étudier.

Gilnéas et Alterac devinrent d’ardents soutiens de Strom et constituèrent de puissantes armées qui explorèrent les zones montagneuses au sud de Khaz Modan. C’est à cette époque que les humains rencontrèrent pour la première fois l’ancienne race des nains et arrivèrent à leur cité souterraine de Forgefer. Les humains et les nains partagèrent de nombreux secrets sur la forge et le travail du métal et se découvrirent un goût commun pour les combats et la narration des épopées.

La cité-état de Kul Tiras, fondée sur une grande île au sud de Lordaeron, développa une économie prospère basée sur la pêche et la navigation. Avec le temps, Kul Tiras bâtit une flotte impressionnante de vaisseaux marchands qui firent voile vers toutes les terres connues, à la recherche de biens exotiques à échanger. Mais tandis que l’économie d’Arathor s’épanouissait, ses plus solides éléments commencèrent à se désagréger.
Avec le temps, les seigneurs de Strom cherchèrent à déplacer leur domaine vers les terres fertiles de Lordaeron et quittèrent les terres arides du Sud. Les héritiers du roi Thoradin, les derniers descendants de la lignée d’Arathor, affirmèrent que Strom ne devait pas être abandonnée et encoururent la rancune des citoyens aisés, qui avaient également hâte de partir.

Les seigneurs de Strom, voulant trouver la pureté et la lumière du Nord vierge, décidèrent de laisser derrière eux leur vieille cité. Loin au nord de Dalaran, les seigneurs de Strom érigèrent une nouvelle cité-état qu’ils appelèrent Lordaeron. Tout le continent allait bientôt prendre ce nom. Lordaeron devint un centre important pour les pèlerins et ceux qui cherchaient la paix et la sécurité.

Les descendants des Arathi, abandonnés entre les murs en ruine de la vieille Strom, décidèrent d’aller vers le sud, au-delà des montagnes rocheuses de Khaz Modan. Leur voyage prit fin après de longues saisons et ils s’établirent dans le nord d’un continent qu’ils nommèrent Azeroth. Dans une vallée fertile, ils fondèrent le royaume de Hurlevent, qui devint rapidement une puissance indépendante.

Les quelques guerriers qui restaient à Strom décidèrent de demeurer entre les anciens murs de leur ville. Strom n’était plus le centre de l’empire, mais une nouvelle nation s’y développa sous le nom de Stromgarde. Chaque cité-état prospérait de son côté et Arathor, en tant qu’empire, se désintégra. Chaque nation développait ses propres coutumes, ses propres croyances, toutes se séparaient les unes des autres. Le rêve du roi Thoradin, unifier l’humanité, s’était évaporé.

Des individus puissants, un peu partout dans le monde, entendirent la convocation mentale du roi-liche. Le plus notable d’entre eux fut l’archimage Kel’Thuzad, de la nation magique de Dalaran. Kel’Thuzad, l’un des membres de plus haut rang du Kirin Tor, le conseil suprême de Dalaran, était considéré comme un original depuis des années : ne désirait-il pas étudier les secrets interdits de la nécromancie ?

Ayant appris tout ce qu’il pouvait sur le monde magique et ses merveilles, il était frustré par ce qu’il considérait être, chez ses pairs, un manque d’imagination et du conservatisme. En entendant les puissants appels de Norfendre, l’archimage mit toute sa volonté à communiquer avec la voix mystérieuse. Convaincu que le Kirin Tor était trop immobiliste pour se saisir du pouvoir et de la connaissance des arts obscurs, il décida de se vouer à apprendre tout ce qu’il pourrait du puissant roi-liche.

Laissant là sa fortune et sa prestigieuse position politique, Kel’Thuzad abandonna la manière de vivre du Kirin Tor et quitta Dalaran à jamais. Attiré par la voix persistante du roi-liche qui résonnait dans son cerveau, il vendit ses nombreux biens et mit sa fortune à l’abri. Voyageant seul sur des centaines de lieues, sur terre comme sur mer, il atteignit finalement les rivages glacés de Norfendre.

Désireux d’atteindre la Couronne de glace et d’offrir ses services au roi-liche, l’archimage traversa les ruines ravagées par la guerre d’Azjol-Nerub. Kel’Thuzad constata de visu l’étendue et la cruauté des pouvoirs de Ner’zhul. Il réalisa petit à petit que s’allier avec le mystérieux roi-liche serait sage, mais pourrait aussi s’avérer fructueux.

Après de longs mois de marche dans les plaines désertiques et glacées, Kel’Thuzad atteignit finalement le glacier noir de la Couronne de glace. Il approcha bravement de la sombre citadelle de Ner’zhul et fut ébahi de voir les sentinelles mortes-vivantes s’écarter silencieusement pour le laisser passer, comme s’il était attendu.

Kel’Thuzad descendit dans les profondeurs de la terre froide et trouva son chemin jusqu’au bas du glacier. Là, dans l’immense caverne de gel et d’ombres, il se prosterna devant le Trône de glace et offrit son âme au noir seigneur des morts.

Le roi-liche se montra satisfait de sa nouvelle recrue. Il promit à Kel’Thuzad l’immortalité et un grand pouvoir en échange de sa loyauté et de son obéissance. Kel’Thuzad, désireux d’apprendre le savoir obscur, accepta sa première grande mission : retourner au monde des hommes et fonder une nouvelle religion qui adorerait le roi-liche comme un dieu.

Pour aider l’archimage dans sa mission, Ner’zhul ne toucha pas à l’humanité de Kel’Thuzad. Le magicien, âgé mais toujours charismatique, utilisa ses pouvoirs d’illusion et de persuasion pour s’attirer la confiance des démunis et des laissés-pour-compte de Lordaeron. Leur attention captée, il leur offrit une vision nouvelle de ce que pourrait être la société, ainsi qu’une nouvelle idole à adorer.

Kel’Thuzad retourna sous un déguisement à Lordaeron, et en l’espace de trois ans, il utilisa sa fortune et son intelligence pour fonder une fraternité clandestine d’hommes et de femmes à son image. La fraternité, qu’il appela Culte des damnés, promit à ses membres l’égalité sociale et la vie éternelle sur Azeroth en échange de leurs services et de leur obéissance à Ner’zhul.

Au fil des mois, Kel’Thuzad trouva de nombreux volontaires enthousiastes pour son culte parmi les travailleurs épuisés et saignés à blanc de Lordaeron. Etrangement, le but de Kel’Thuzad fut atteint facilement : la foi des citoyens en la Lumière se transforma rapidement en culte des pouvoirs obscurs de Ner’zhul. Tandis que le Culte des damnés augmentait en taille et en influence, Kel’Thuzad continua de se cacher aux yeux des autorités de Lordaeron.

Kel’Thuzad ayant réussi à Lordaeron, le roi-liche s’occupa des ultimes préparatifs de son assaut contre la civilisation humaine. Il enferma sa peste dans de nombreux artéfacts portables nommés chaudrons du fléau, puis ordonna à Kel’Thuzad de transporter les chaudrons vers Lordaeron où ils seraient placés dans différents villages contrôlés par le culte.

Les chaudrons, protégés par les adeptes fidèles du Culte, allaient devenir des générateurs de peste et la répandre dans les fermes et les villes du nord de Lordaeron.

Le plan du roi-liche fonctionna parfaitement. De nombreux villages du nord de Lordaeron furent atteints presque immédiatement. Tout comme en Norfendre, les citoyens contaminés moururent et se relevèrent sous la forme d’esclaves fidèles du roi-liche.

Les adeptes conduits par Kel’Thuzad avaient hâte de mourir et de renaître au service de leur sombre maître. L’immortalité dans la mort les exaltait. Tandis que la peste prenait de l’ampleur, de plus en plus de zombies sauvages affluaient dans les terres du Nord. Kel’Thuzad regarda l’armée croissante du roi-liche et lui donna le nom de Fléau, un fléau qui allait bientôt marcher sur Lordaeron… et éliminer l’humanité de la surface de la terre.

Même affaibli comme il l’était, Arthas parvint à déjouer les plans d’Illidan et à atteindre le Trône de glace en premier. Avec son épée runique, Deuillegivre, Arthas brisa la prison de glace du roi-liche et exhuma le casque et le plastron enchantés de Ner’zhul.

Arthas plaça le casque d’une invraisemblable puissance sur sa tête et devint le nouveau roi-liche. Les esprits de Ner’zhul et d’Arthas fusionnèrent en une unité unique, comme Ner’zhul l’avait toujours envisagé. Illidan et ses troupes durent rebrousser chemin en toute hâte, regagnant l’Outreterre, tandis qu’Arthas devenait l’une des plus puissantes entités que le monde ait jamais connue.

À cette heure, Arthas, le nouveau et immortel roi-liche, réside en Norfendre ; on dit qu’il rebâtit la citadelle de la Couronne de glace. Son fidèle lieutenant, Kel’Thuzad, commande le Fléau dans les Maleterres. Sylvanas et ses Réprouvés rebelles tiennent les clairières de Tirisfal, une petite portion du royaume déchiré par la guerre.

La Deuxième guerre terminée, l’Alliance prit des mesures radicales pour contenir la menace des orcs. Plusieurs réserves importantes furent établies dans les régions méridionales de Lordaeron. Gardées par des paladins et des vétérans de l’Alliance, ces réserves se montrèrent particulièrement efficaces.

Les orcs en captivité étaient tendus et agressifs, mais les surveillants des réserves, basés dans l’ancienne forteresse-prison de Fort-de-Durn, parvinrent à maintenir la paix et un semblant d’ordre.

Mais sur le monde infernal de Draenor, une nouvelle armée d’orcs se préparait à frapper l’Alliance. Le grand chaman, Ner’zhul, ancien mentor de Gul’dan, rallia sous sa poigne de fer les quelques clans qui subsistaient encore sur Draenor. Aidé par le clan d’Ombrelune, Ner’zhul prévoyait d’ouvrir plusieurs portails sur Draenor qui permettraient à la Horde de s’implanter sur de nouveaux mondes vierges.

Pour alimenter ces portails, Ner’zhul avait besoin de plusieurs objets magiques qui avaient été envoyés à Azeroth durant la guerre. Afin de les récupérer, Ner’zhul décida d’ouvrir à nouveau la Porte des ténèbres et d’envoyer ses clans à leur recherche.

La nouvelle Horde, menée par des chefs aguerris comme Grom Hurlenfer du clan Chanteguerre et Kilrogg Œil-mort du clan de l’Orbite-Sanglante, attaqua par surprise les défenses de l’Alliance et les mit en déroute. Sous le commandement avisé de Ner’zhul, les orcs retrouvèrent rapidement les objets dont ils avaient besoin et retournèrent sur Draenor.

Le roi Terenas de Lordaeron, convaincu que les orcs préparaient une nouvelle invasion d’Azeroth, rassembla ses meilleurs lieutenants. Il donna l’ordre au général Turalyon et au grand mage Khadgar de mener une expédition humaine à travers la Porte des ténèbres et de mettre un terme définitif à la menace des orcs. Les troupes humaines traversèrent donc la Porte vers Draenor et affrontèrent à plusieurs reprises les clans de Ner’zhul sur la péninsule des Flammes infernales.

Malgré l’aide de l’elfe Alleria Coursevent, du nain Kurdran Marteau-Hardi et du soldat vétéran Danath Trollemort, Khadgar fut incapable d’empêcher Ner’zhul d’ouvrir ses portails vers d’autres mondes.

Ner’zhul parvint à ouvrir des portails vers d’autres mondes, mais il ne soupçonnait pas ce que cela coûterait. Les perturbations terribles engendrées par les portails commencèrent à disloquer le cœur même de Draenor. Tandis que les forces de Turalyon tentaient désespérément de se frayer un chemin par les armes et de rentrer sur Azeroth, la destruction de Draenor s’accélérait. Grom Hurlenfer et Kilrogg Œil-mort, réalisant que les plans insensés de Ner’zhul allaient condamner leur race tout entière, rallièrent les derniers orcs et traversèrent également le portail pour Azeroth.

Sur Draenor, Turalyon et Khadgar acceptèrent le sacrifice ultime en détruisant la Porte des ténèbres de leur côté. Cela leur coûta la vie et condamna leurs compagnons, mais ils savaient que c’était le seul moyen d’assurer la survie d’Azeroth. Au moment même où Hurlenfer et Œil-mort se frayaient un passage dans les rangs humains, la Porte des ténèbres explosa derrière eux. Pour eux et pour les orcs d’Azeroth, il n’y avait plus de retour possible.

Ner’zhul et le clan d’Ombrelune traversèrent les nouveaux portails au moment précis où Draenor finissait de se disloquer sous l’effet de terrifiantes éruptions volcaniques. Les océans brûlants se déversèrent sur les continents et leur monde torturé finit par disparaître dans une explosion apocalyptique.

Que penserait Nikolaï ? Je n’oserai jamais lui parler de la voix. J’arrive à peine à parler quand il est là, à vrai dire. Peut-ëtre que la voix est ma conscience…

Ce n’est pas vraiment un écho, plutôt une voix réconfortante, dans ma tête, m’assurant que ce n’est que le début. C’est un peu comme le contraire d’un mal de tête (si cela peut avoir un sens), une vague de chaleur et d’idées. Par exemple, je savais que la bibliothécaire cachait des ouvrages, et la voix me dit qu’elle a de la littérature démoniaque en sa possession, mais que même ainsi, sa compréhension des démon est, au mieux, risible.

Ma conscience avait encore raison. Je me montre plus qu’habile lors des simples entraînements aux sorts à l’école. our chaque biscuit que mes pairs invoquent, j’invoque un repas. Nikolaï voit des changements qui s’opèrent en moi. A-t-il peur ? Ma conscience me dit que c’est ce que les mages plus anciens appellent le respect.

Je pourrais aller le chercher… Il est probablement au nord ! Je vois clairement la route. La rédemption doit être possible. Il ne peut être trop tard. Je peux encore le guérir, ou mieux encore ! Mon pouvoir s’intensifie, je peux tous nous rendre heureux ! Mère, Père, Nikolaï… Nous pouvons tous être unis, ne faire plus qu’un…

Nikolaï a peur de moi. Ces yeux trahissent ce que ses lèvres n’osent prononcer. Ce ‘est pas grave, notre histoire et ma conscience sont d’accord ; le respect et la peur sont la même chose. S’il me quitte, je m’assurerai que tous ceux qui osent toucher ce qui est à moi vivent suffisamment longtemps pour le regretter. Au final, ils appartiendront tous, mes soeurs.

….et me menace de me dénoncer ou me faire expulser si je ne rends pas son chat son état normal. Qu’y a–t-il d’anormal chez un vieux chat ? J’aurais préféré le lui faire subir à lui. Comment osent-ils le défendre alors qu’il m’a tenu tête devant Nikolaï ?

Mère a osé me réprimander. Ne sait-elle pas qui je suis ? Je l’entends m’appeler. Cette ville et ses habitants ne me méritent pas. Il y a plus qu’assez des fournitures dont j’ai besoin dans la cuisine. Nikolaï, Mère, même ce foutu chat… Ils feront ce que je veux et resteront avec moi à tout jamais.L’argent dans la commode de Mère m’appartient de droit : il n’y a que moi qui puisse l’aider…

Vous vous sentez un peu fatigué ? Vous avez besoin d’énergie ? De beaucoup d’énergie ? Que diriez-vous d’une énergie brîlante, ardente, incendiaire ?

Essayez la nouvelle LAVOMALTINE de Pyroco ! Vous allez tomber amoureux de son goût sucré et rafraîchissant, et surtout de la puissance brute qu’elle contient. Vous avez besoin d’un remonrant rapide ? Pas de problème ! LAVOMALTINE vous revigorera même si vous êtes dans un état d’épuisement avancé.

Gravement blessé ? On s’occupe de vous ! LAVOMALTINE vous donnera l’énergie supplémentaire dont vous avez besoin pour rejoindre un lieu sûr ! * Vous aimez le feu ? N’avez-vous jamais pensé que ce serait génial de voir du feu liquide ? Si c’est le cas, vous allez adorer la nouvelle LAVOMALTINE de Pyroco ! C’est d’la dynamique !

* De récentes études ont démontré qu’en réalité, il est possime que lavomaltine ne contribue pas à soigner les blessures de quelque façon que ce soit. Il existe même une possibilité que lavomaltine provoque d’abondants saignements au niveau d’orifices apparamment aléatoires .

Avestissement : Lavomaltine n’est pas pour tout le monde. Les femmes encientes, les femmes susceptibles de le devenir et les enfants doivent consulter leur médecin avant de boire Lavomaltine.

Les effets secondaires peuvent comprendre : bouche sèche, nausée, yeux secs, indigestion, mal de dos, douleurs lombaires, douleurs articulaires, défiguration légère, hémorragie interne, folie temporaire, dépendance à la magie, pyromanie, arachnophobie, yeux lançannnt des éclairs, palpitations cardiaques, fièvre, accouchement spontané, perte du sommeil, vulnérabilité au fer froid, hystérie, chansons surgissant de manière aléatoire dans votre tête, asthme, possession démoniaque, maux de tête, maux de pieds, impossibilité d’utiliser la lettre « R », mort.

Avestissement : boire plusieurs Lavomaltine à la suite peut entraîner des combustions spontanées.

Goûtez ma nouvelle LAVOMALTINE des maintenant !

Vous croyiez savoir lancer un sort – Foire aux questions de mages débutants.

Q : Je n’arrive pas à lancer un seul sort correctement. Que puis-je faire ?
R : Vouys souffrez peut être de déshydratation. Si vous n’arrivez pas à lancer un sort alors que d’habitude vous y arrivez, essayez de boire une verre d’eau ! Une hydratation correcte est primordiale pour une incantation efficace.

Q : Je n’arrive pas à lancer de traits de feu ! J’en ai lancé un il y a tout juste deux secondes, et maintenant, ça ne veut plus marcher. AIdez-moi !
R : Vous n’arrivez pas à lancer un sorts ? Vous l’avez lancé il y a quelques secondes seulement ? Certains sorts ne peuvent être lancés deux fois de suite dans un court laps de temps. Essayez d’utiliser les autres sorts que vous connaissez en attendant.

Q : J’ai jeté un coup d’oeil au grimoire d’un copain, dans les vestiaires, et il connaït beaucoup plus de sorts que moi ! Qu’est-ce qui cloche chez moi ?
R : Tout d’abord, c’est tout à fait NORMAL. Parlez régulièrement à votre maître de classe. Il pourra vous apprendre régulièrement de nouveaux sorts. S’il ne peut rien vous enseigner, c’est que vous devez vous entraïner à utiliser les sorts que vous connaissez déjà
Soyez patient, vous connaïtrez bientôt tous les sorts nécessaires !

Q : Mes coéquipiers semblent tous faire plus de dégâts que moi. Comment faire pour les rattraper sans passer pour un idiot ?
R : Tout ne tourne pas autout des dégâts. Vous pouvez aider votre groupe de bien d’autres manières… avec des sorts de rafraïchissement arcanique, par exemple. Si cela ne fonctionne pas, peut-être qu’une carrière dans les arts arcaniques n’est pas faite pour vous. Nous avons entendu dire que la chasse était très facile.

Pendant qu’Antonidas enquêtait sur les moyens de mettre fin à la peste. Arthas était devenu fou, rasant Stratholme et voyageant vers le Norfendre pour chasser le seigneur de l’effroi Mal’ganis. Avant que l’archimage vieillissant ne puisse trouver un remède, Arthas, accompagné par la liche Kel’Thuzad et une armée de morts-vivants, marcha vers le sud en passant par Tirisfal et Lordaeron, détruisant tout sur leur passage et alimentant machine de guerre dans leur sillage.

Bientôt, ils furent à la porte d’Antonidas, cherchant à détruire Dalaran et à prendre le livre de Medivh, avec lequel ils prévoyaient d’invoquer le démon Archimonde.

Antonidas s’éleva contre Arthas et son armée de morts-vivants, refusant d’abandonner le livre ou la ville. Utilisant ses dons inégalés en magie défensive, Antonidas établit un champ magique qui détruisait tout mort-vivant le touchant (une version précoce des champs défensifs utilisés de nos jours).

Malheureusement, ce ne fut pas suffisant, et Arthas trouva un moyen de dissiper l’enchantement. Il se dirigea droit sur Dalaran et assassina Antonidas de sang-froid. Kel’Thuzad et Arthas entrèrent dans la citadelle Pourpre, prirent le livre de Medivh et invoquèrent Archimonde.

Quand l’armée de morts- vivants quitta la ville à la recherche de nouvelles cibles. Archimonde démolir ses structures, faisant s’éffrondrer ses flèches magiques. Le Dalaran d’Antonidas, désormais sans dirigeant et ressemblant à un champ de bataille n’était plus.

[Epilogue]

Tombé au combat pour la défense du seul foyer qu’il ai connu, Antonidas continue d’être un exemple pour ceux qui survivent. Ses exploits, sa bravoure et son souvenir sont un témoignage de la volonté de vivre du vieux monde et de son nouvel héritage. Dans ce monde, en constante guerre, les liens fragiles d’une nouvelle Alliance ne sont qu’un hommage à la mémoire et à la ténacité de l’un des plus courageux héros de Lordaeron.

Les pressions sur la fragile Alliance s’alourdirent à la suite de la Deuxième guerre en raison des camps d’internement bondés et des taxes créées pour les entretenir. L’ennemi commun ayant disparu, il n’y avait plus de raison de mettre de côté la politique et les prises de bec mesquines qui occupaient les nations azérothiennes avant l’invasion des orcs venus de Draenor lors de la Première guerre.

En plus de cela, une peste s’était développée au nord. Après enquête, Antonidas découvrit que Kel’Thuzad, un membre du Kirin Tor, avait pratiqué la nécromancie, et soupçonna que la peste du nord était de nature magique. L’archimage à leur tête, les dirigeants de Dalaran sufférèrent de mettre en quarantaine les zones touchées.

Craignant la réaction que cela provoquerait, le roi Terenas refusa d’écouter leurs demandes. C’est dans ce climat qu’un prophète se présenta devant l’archimage désormais âgé. Il l’avertit à propos de la peste, disant à Antonidas qu’Azeroth était perdue. Le prophète informa Antonidas que le seul moyen de sauver son peuple était de se diriger à l’ouest vers le continent de Kalimdor.

Mais Antonidas avait déjà plus de soixante-dix ans. Il était sage, mais également de plus en plus prudent et borné. Même si son apprentie, dame Jaina Portvaillant, sentit la grande puissance du prophète et lui suggera d’écouter ses paroles, Antonidas rejeta les propos du prophète, les tenant pour ceux d’un fou.

L’archimage décida malgré tout de continuer ses efforts dans l’étude de la peste du nord pour le bien de sa ville. Voir : « Le Journal de l’Archimage Antonidasé pour consulter ses notes de recherche sur la peste. Finalement, il envoya Jaina enquêter à ce sujet. Le prince Arthas Menethom devait l’accompagner.

8 oct.
Comme je l’ai dit auparavant, le dangereusement vaste potentiel de certaines écoles de magie m’inquiète de plus en plus, ainsi que la différence qui règne entre les lois et les limites qui devraient leur être imposées. De plus, des recherches poussées sur ces écoles instables montrent une tendance à une diminution des prérequis académiques pour une augmentation de la puissance des résultats.

Un de mes étudiants m’a demandé aujourd’hui : « Pourquoi y a-t-il autant de limitations pour les portails traditionnels, alors que les gangreportails peuvent être deux fois plus grands et durer dix fois plus longtemps? ». L’étudiant n’avait pas encore été éduqué dans l’abstraction de ce qui est pratique et de ce qui est réalisable, cependant la question a déclenché chez moi une certaine dualité : quel avenir y a-t-il pour les pratiques établies de la magie quand tant de variation sauvages menacent de les éclipser ?

Je fais tout ce que je peux pour réprimer les recherches sur les magies gangrenées et la nécromancie, mais leurs potentiels me dérangent et me captivent tout autant. Je refuse de croire que leur efficacité puisse prendre le pas sur les critiques habituelles sur leur stabilité ou leur « malfaisance », que ces écoles de magie possèdent le monopole des possibilités de progrès dans le domaine de la magie. Pourtant, lorsque j’observe l’infernal massif pour ce qu’il est, ou que je vois les terres flétries par un simple geste de la main, je crains que mon opinion ne se transforme d’évangile en dogme dans l’esprit de les pairs.

16 oct.
Mon intérêt premier est passé à la recherche sur la peste qui fait des ravages au nord. J’ai annulé la plupart de mes cours pour me concentrer sur mes recherches à propos de cette terrible anomalie

Avec d’immenses précautions, je me suis procuré une cargaison de céréales pestiférées. J’ai été immédiatement impressionné et méfiant de l’aspect inoffensif du paquet. Il n’y avait pas de décoloration, pas d’odeur perceptible, et aucune différence avec les autres gerbes de céréales.

A cet instant, j’ai compris pourquoi cette pest s’était propagée aussi vite.

17 oct.
Des études plus poussées de la peste ont apporté des conclusions troublantes, et des implications encore plus inquiètantes.

Les tests initiaux ont montré que la peste n’a que des effets mineurs sur les créatures non humaines. Les symptômes vont de la fatigue, la nausée, la fièvre, aux hallucinations mineures, mais aboutissent rarement à la mort. Sur les tissus humains cependant, la peste agit uniformément et avec une vitesse sans précédent vers la nécrose.

Il serait stupide de croire qu’un tueur d’humains si efficace ne se trouve uniquement dans les rations humaines que par le plus grand des hasards. Bien qu’il soit possible que ces deux occurences ne soient aucunement liées, j’ai décidé de déléguer d’autres ressources à la recherche de la source de cette peste, car je crains qu’un cerveau se soit chargé de la diriger contre notre peuple.

Mais d’autres recherches doivent également être menées ici, à Dalaran. Je déciderai plus tard qui envoyer enquêter à ma place, après y avoir réfléchi sérieusement.

18 oct.
Je suis tombé sur un facteur-clé de cette peste, si habilement caché dans sa méthodologie que j’en suis venu à deux conclusions définitives : qu’elle a été développée dans le seul but de mettre un terme à la vie humaine, et qu’elle doit son origine à un être intelligent. A long terme, la peste cause une certaines reprise de l’activité chez les morts. Cette activité est très fiable au début, et je l’ai négligée, la prenant pour un effet secondaire mineur. Cependant, cette énergie a persisté. Une pensée m’a frappé, à la fois surprenante et puissante : le cadavre attendait quelque chose.

A cette époque, je n’avais aucune preuve pour le confirmer, mais j’ai quand même passé du temps à essayer. J’ai utilisé mes notions limitées en nécromancie pour lancer de simples malédictions sur le cadavres. Relever les morts ne m’intéressait pas, à ce moment-là, je voulais distinguer l’énergie irradiant du cadavre. Imaginez ma surprise lorsqu’il revint à la vie et m’attaqua.

Je n’ai pas hésité à le réduire en poussière, et maintenant je le regrette. Mais j’ai été capable de prouver ma théorie selon laquelle le cadavre (et par extension la peste doit il est saturé) attendait vraiment de nouvelles instructions. Il est clair que ceux qui meurent de cette peste sont seulement étendus inactifs du nécromancien habile qui les réveillera.

En résumé, il est incontestable que la peste est de nature magique.

20 oct.
J’ai décidé d’envoyer ma disciple la plus loyale, Jaina Portvaillant, enquêter sur l’origine de la peste. D’après mes recherches, je crois que seule ma disciple la plus douée sera capable de maîtrisr les défis inconnus que soulèvera une telle tentative. Elle emmènera avec elle une copie de ce journal et mes autres documents sur mes recherches au sujet de la peste. En effet, je vais les rendre publiques, car tout le monde doit prendre conscience de cette menace imminente.

J’aurais aimé pouvoir mener cette enquête moi-même, mais Terenas est resté complétement fermé à mes demandes. Il est primordial que j’arrive à le convaincre de mettre le nord en quarantaine. Quoi qu’il en soit, j’ai totalement confiance en l’ingéniosité de Jaina. Si ni elle ni moi ne pouvons mettre un terme à cette infestation, je doute que quelqu’un y arrive.

– Antonidas –

Le Lapin Tout-doux
Par Jepetto Mizanjoie, fabricant de jouets

Il était une fois un lapin nommée Tout-doux.

Toute la journée, il grignotait des fleurs. « Les fleurs ont bon goût! », disait Tout-doux à son ami.

Le nom de son ami était Tout-ouf.
C’était un worg.

Tout-ouf adorait suivre Tout-doux dans le champ et le regarder manger.

Un jour, alors que Tout-doux était en train de grignoter de la bonne herbe. Tout-ouf arriva derrière lui et le mangea.

« Tout-doux a bon goût! », s’exclama Tout-ouf.

La morale de cette histoire est : il ne faut pas être ami avec un worg.

Comme vous le savez probablement, notre organisation passe régulièrement au peigne fin des abords du néant distordu à la recherche d’objets déplacés. Nous avons découvert divers trésors, des essences magiques errantes aux éclats de pouvoir mystique crépitants en passant par des ensembles d’armures complets et des armes très puissantes.

Malheureusement, ces derniers temps, nous avons également vu augmenter le nombre d’ordures et de déchets.

L’immensité du néant n’est pas une excuse pour l’utiliser comme décharge ! Vos sorts de téléportation et de portail sont un grand privilège, mais aussi une responsabilité. Jeter vos déchets du déjeuner dans un portail pourrait avoir de GRAVES CONSEQUENCES pour tout Azeroth ! Attachez bien tous les objets que vous transportez lorsque vous voyagez dans un portail et signalez immédiatement tout objet abandonné au conseil du Kirin Tor. Lisez la dernière édition de « Réflexions sur les portails-Mémorandum sur l’utilisation correcte des portails » pour toute information sur l’utilisation des portails.

Si ce problème devait échapper à tout contrôle, je me verrais dans l’obligation d’interdire à tous les utilisateurs de portails d’emmener leurs armes et leur fournitures de toilette. Et la prochaine fois que des notes de mes cours se retrouvent dans les piles de déchets, je transformerai personnellement toutes les têtes des apprentis en bonnets d’ânes !

– Archimage Tisserune –

Où diner à Dalaran ?
Lorsque Inzi Charmelune a ouvert L’échoppe des héros, peu après la réinstallation de la ville, tout le monde, résidents et visiteurs, a posé ses armes et s’est précipité pour mordre à belles dents dans un bon croûton de pain ! Il y a de la place, les prix sont sympathiques et le bar propose des tas de bonnes choses venues de partout, à consommer jusqu’à ce que vous sentiez convenablement héroïque. Ah, et quoi que vous commandiez, gardez un peu de place pour le caribou à l’hydromel !

Si vous préférez les spécialités régionales et un cadre moins animé, essayez l’Abracadabar, au centre-ville. Cette auberge spécieuse et facile à trouver sert des repas légers assortis d’une conversation agréable dans une atmosphère qui ne déparerait pas une bibliothèque. Les habitués sont surtout des étudiants des arcanes. La principale attraction est une nourriture incroyablement douée, qui se cuisine et se sert elle-même à votre table !

Si vous cherchez un lit, un bar et pas grand-chose de plus, faîtes un saut à la Sale bête ! Obscur et authentiquement malodorant, le bar héberge à toute heure des individus douteux aux origines incertaines. Entre autres merveilles, le menu proposé du vieux salé, et il faudrait une armée de balais enchantés pour rendre les quartiers d’habitation vivables. Un paradis pour la Horde !

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